Grégoire de Nysse « Réfutation de la profession de foi d’Eunome ». Orthodoxie.com

« Eunome est subordinationiste, et à ce titre nie la divinité du Fils et du Saint-Esprit. Il croit que le Père est « le seul et unique vrai Dieu » que désigne saint Matthieu, et que l’essence divine s’identifie avec « l’inengendré » ; il n’y aucune autre personne donc qui partage sa nature et puisse lui être associé (si bien qu’Eunome, comme les Ariens, récuse la formule « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » et ne baptise qu’ « au nom du Père »). Eunome rassemble toutes les expressions de l’Écriture où le Père paraît être « à part » et supérieur à tout autre semblable (« Dieu des dieux », « Roi des rois », « Seigneur des seigneurs ». Le Fils, « Unique engendré », est inférieur à lui du fait de sa qualité d’engendré, et Dieu (le Père) ne partage pas dans l’engendrement son essence avec lui. Le Fils certes le « Seigneur de gloire » mais comme ayant reçu sa gloire du Père et non comme la partageant avec lui du fait qu’il aurait une même nature que lui. Il est « premier-né de toutes les créatures » et donc se situe au même niveau qu’elles. Il est semblable à Dieu, mais seulement en tant qu’image et sceau de l’activité et de la toute-puissance du Tout-Puissant. Il est le créateur des êtres, mais en tant que tenant de Dieu (le Père) le pouvoir de créer et sans avoir ce pouvoir par essence. Le Saint-Esprit, qu’Eunome appelle généralement « le Paraclet » en voulant le réduire à cette qualité, est venu à l’existence du fait du « Dieu unique », à savoir le Père, par l’entremise du Monogène, auquel il est soumis une fois pour toutes. Il n’est pas compté après le Père ni avec lui, et n’est pas non plus égal au Fils. Il est la première œuvre de celui-ci, et c’est en cela seulement qu’il dépasse toutes ses autres œuvres. Il a toutes les fonctions et les pouvoirs que lui attribuent les Écritures, mais agit sous la direction du Fils qui lui octroie la grâce, ne possédant donc pas cette grâce du fait de sa nature. »
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Philippe Bihouix et Karine Mauvilly, Le désastre de l’école numérique. Plaidoyer pour une école sans écrans, Seuil. La Nef

La Nef : « Il est donc urgent de ne pas se laisser séduire par cette nouvelle école, laissons encore à nos enfants un dernier lieu où ils ne sont pas les esclaves d’un « mode de vie dicté par la GAFA » (Google, Amazon, Facebook, Apple). Si l’école numérique n’apporte rien de plus qu’une école normale, où est son utilité, si ce n’est de faire de nos enfants des produits vendus aux multinationales? Ce qui se met en place avec ce type d’école, ce n’est pas une éducation bienveillante et productive, mais « l’École du Capitalisme total » »

Lion, réalisé par Garth Davis. Cathobel, La Croix

« c’est une histoire incroyable et pourtant vraie, qui se découvre à hauteur d’enfant et d’adulte. Elle raconte une quête impossible sans la ténacité d’un jeune indien et la technologie Google Earth. Lion est basé sur le récit autobiographique de Saroo Brierley. Au milieu des années 80, en Inde, il vit dans la plus extrême pauvreté. A cinq ans, il est séparé de sa famille et se retrouve sans domicile fixe »
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La Croix : « L’histoire vraie de ce petit Indien perdu et adopté par des Australiens souffre d’une transposition à l’écran émotionnellement trop ostentatoire. »

Une voie infiniment supérieure, de Christophe Chalamet, Labor et Fides. Lirepourcroire

« Le livre de Christophe Chalamet marche alors avec bonheur sur cette « voie infiniment supérieure », ouverte par la première épître aux Corinthiens (1 Co 12,31), qui est un « texte de Paul sur l’amour ». Revisitant, sur près de vingt siècles, les plus vives exégèses et spéculations chrétiennes, suivant, pas à pas, le « chemin » de « la foi en Jésus-Christ » dont témoignent, dès la fin du Ier siècle, les dix premiers chapitres des Actes des apôtres, l’auteur conduit ses lecteurs jusqu’au couronnement de la foi et de l’espérance par l’amour. « L’amour seul est digne de foi, mais aussi digne d’espérance », semble-t-il conclure, en fin d’ouvrage. Mais celui-ci est en réalité sans fin, se terminant sur une perspective de vie et de vérité où théologie et éthique se fécondent sans cesse : « La foi, l’espérance et l’amour nous font tendre vers autrui et vers Dieu, elles nous mettent aussi en relation avec nous-mêmes, de manière renouvelée… » »
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« Silence » de Martin Scorsese. Zenit, La Nef, La Vie, Réinformation TV, écran miroir, cloneweb, cinecure, Fr. Vercelletto

Zenit : « Silence, le nouveau film du réalisateur américain Martin Scorsese sera diffusé en avant-première au Vatican, le 1er décembre 2016. Centré sur les figures de trois jésuites portugais persécutés au Japon au 17e siècle, il doit sortir dans les salles aux Etats-Unis le 23 décembre. »

La Nef : « Avec Silence, le cinéaste américain Martin Scorsese nous offre un film à la fois grandiose et terriblement ambigu sur le martyre et l’apostasie. »

La Vie : « un film vertigineux et éprouvant »

Réinformation TV : « plaidoyer pour l’apostasie »

écran miroir : « une œuvre d’une densité rare sur la foi et les convictions, extrêmement difficile à digérer tant elle impose à ses spectateurs un rythme et des scènes pouvant leur paraître éprouvants, dans une démarche de représentation fidèle de ce qu’ont enduré les protagonistes du film. Probablement l’un des plus grands films du réalisateur »

cloneweb : « Au final, la tolérance et la sagesse auxquelles Silence appelle n’en ressortent que plus belles et pertinentes, au terme d’un voyage intérieur aussi aride que sublime. »

Cinécure : « « Mon Dieu, pourquoi m’as tu abandonné ? » Silence et doute de « Dieu » ! Cette question traverse ce film, œuvre de cinéma, certes, mais surtout de foi ! 88/100 »

François Vercelletto (Ouest France) : « Silence, le dernier film de Martin Scorsese, pose des questions intéressantes sur la foi et la religion, à défaut d’apporter des réponses. »

Madame B, histoire d’une Nord-Coréenne de Jero Yun, documentaire. La Vie, La Vie


La Vie : « La Vie aime : beaucoup. La réalité pure et dure est saisie caméra à l’épaule, dans des conditions souvent difficiles, par un jeune réalisateur sud-coréen. Jero Yun devait tourner une fiction sur le sujet mais son chemin a croisé celui de Madame B… »

La Croix : « Le réalisateur sud-coréen Jero Yun a suivi à travers l’Asie les tragiques tribulations de Madame B, migrante nord-coréenne à l’identité morcelée. »

Pour lire et prier les psaumes de Michel Berder et Sophie Ramond Cerf. Lirepourcroire

« En dix courts chapitres, cet ouvrage propose plusieurs portes d’entrée dans le riche univers des psaumes. Le lecteur peut choisir la sienne ou les ouvrir dans l’ordre qu’il souhaite. Cela commence par les grandes attitudes spirituelles des psaumes (entre supplication et louange) jusqu’à leur utilisation dans la liturgie et leur postérité dans la culture (littérature, peinture, musique, cinéma…), en passant par l’histoire de leur regroupement dans le psautier. »
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