C’est pourquoi les jeunes filles t’aiment, d’Ariel Spiegel, Revue Nunc/Éditions de Corlevour. La Croix

« Dans cette danse de la vie, la jeune poète célèbre le sucre et la saveur acidulée des agrumes qui triomphent de la pluie et de la mélancolie. Un peu à la manière de Prévert qu’elle cite, elle se moque des Académiciens et des intellectuels, se fait conteuse et crée un univers fantasque. « Devant les goélands/à chaque vague : « santé ! », je crie./ On peut vivre en éclatant de rire/ sous l’écume de chaque gifle./ N’est-ce pas cela, consoler un visage ? / Mes doigts gardent le souvenir/ des joues, des fronts, des yeux que j’ai touchés./ Mais de l’eau jaillissent tous les traits possibles. » »

Dieu a le temps. Pour une spiritualité et une pastorale du temps, de Philippe Charpentier de Beauvillé, Médiaspaul. La Croix

« José Tolentino Mendonça, auteur d’un livre remarqué sur l’amitié (Petit traité de l’amitié, Salvator, 2014), invite à une « conversion de notre rapport au temps » pour vivre une « mystique de l’instant présent ». Comment  ? En redécouvrant la place du corps dans l’expérience de Dieu. Celle-ci « se vit à partir du corps et en lien avec le corps ». C’est avec le corps qu’on aime Dieu. C’est le corps qui nous ouvre « comme une fente » à la transcendance. Mais comme les sens de l’homme moderne sont souvent « atrophiés », il nous faut redécouvrir le sens du toucher, retrouver le sens du goût, revisiter l’odorat, retrouver l’ouïe, ouvrir la vue. « Nous avons besoin d’une nouvelle grammaire qui concilie concrètement ce que notre culture tient pour inconciliable  : raison et sensibilité, efficacité et affects, individualité et engagement social, gestion et compassion, spiritualité et sens, instant et éternité », écrit le bibliste portugais. »

Dieu a le temps. Pour une spiritualité et une pastorale du temps, de Philippe Charpentier de Beauvillé, Médiaspaul. La Croix

« Se situant dans le sillage de Hans Urs von Balthasar, l’auteur considère le drame de l’homme qui n’a aucune prise sur son propre temps : « l’homme qui reçoit de l’éternité le temps qui le constitue, reçoit en même temps la finitude du biologique qui le constitue aussi (…) Comment donc sauver le temps réel, ’fondé dans l’éternité’ de la caducité qui plombe tout instant du temps créé  ? » Sa proposition consiste à explorer « la révolution des Quarante jours », ce temps entre Pâques et l’Ascension au cours duquel « l’Église naissante découvre que le Temps qu’elle a partagé avec Jésus, fait partie d’un autre Temps ». »

Jade : portée disparue Dominique Poussielgue-Pérot – Pierre Téqui éditeur. Zélie

« Une louchée d’aventure, un soupçon de mystère, le tout arrosé d’amitié, telle est la recette du troisième roman de Dominique Poussielgue-Pérot. Jade : portée disparue met en scène Jade, une jeune pensionnaire qui, pour attirer l’attention de ses parents, s’échappe de son pensionnat et se lance dans la nuit, et Arthur, lycéen de 17 ans, brevet de pilote en poche, à qui est confiée une étrange mission. Action, dangers, rencontres, cette quête de Jade passionnera les jeunes adolescents dès 12 ans. La collection Défi gagne un titre de plus dans la lignée des « Signe de Piste », un texte de qualité, de belles valeurs, des personnages attachants. À dévorer entre un camp scout et une baignade en famille. » Marie-Antoinette Baverel

Silence hôpital, de Pierre Tanguy, Éd. La Part Commune. La Croix

« Par son thème même et sa sensibilité à fleur de peau, ce recueil – encadré, avec finesse, par les éclairages littéraires du spécialiste des haïkus, Alain Kervern, et du journaliste Georges Guitton qui signent respectivement la préface et la postface – n’est pas sans rappeler par endroits certains élans nostalgiques des Heures lentes, ouvrage que le poète avait consacré, cinq ans plus tôt, à la fin de vie de sa mère. »

Ouverture mensuelle du musée diocésain à Namur. Cathobel

Le trésor de la cathédrale Saint-Aubain est présenté avec la collection du musée diocésain. Créé au début du XXe siècle, celui-ci a pour mission d’accueillir et de conserver le patrimoine religieux namurois.
Le trésor de la cathédrale, ancienne collégiale comtale, reflète plus de 900 ans d’évolution politique et religieuse de la ville de Namur. Il comporte des œuvres prestigieuses comme la couronne-reliquaire des Saintes épines, reliques provenant de Constantinople, ou la statuette-reliquaire de saint Blaise, qui appartenait aux comtes de Namur. Quant au musée, il préserve des œuvres de types et d’époques très variés (châsse portative mérovingienne d’Andenne, Vierge en majesté de Cens, sculptures du Maître de Waha…). De nombreuses pièces de ce musée voyagent, régulièrement, à travers le monde. Elles sont présentées dans les musées les plus prestigieux. C’est notamment le cas de la couronne-reliquaire des Saintes épines.
Durant la belle saison, le musée sera ouvert tous les premiers samedis du mois: le 1er juillet, le 5 août, le 2 septembre, le 7 octobre, de 14 à 17h. Une visite guidée est prévue à 15h. L’entrée est gratuite.
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