L’HEURE MILESIENNE, de Louis-Aimé de Fouquières, Éditions Edilivre-Aparis. La Nef

La Nef : « L’ouvrage est clair et bien fait, mais on ne peut s’empêcher de se demander quelles sont les chances qu’a une telle réforme de s’imposer pour remplacer un calendrier faisant déjà l’objet d’un large consensus dans le monde, utilisé depuis plus de 400 ans, et satisfaisant, de surcroît, les besoins de 99,99 % de ses utilisateurs? »

Boris Cyrulnik : “On rencontre Dieu comme on a appris à aimer“. La Vie

La Vie : Le temps passe, mais Boris Cyrulnik n’a toujours pas d’œillères. C’est ce qui le rend unique et passionnant. Le célèbre neuropsychiatre, grand théoricien de la résilience, publie en cette rentrée Psychothérapie de Dieu (Odile Jacob), un étonnant essai dans lequel il surprend, provoque, interroge. La Vie l’a rencontré pour un long entretien exclusif.

Vous écrivez un livre sur Dieu et vous vous tenez à distance du sujet… Pourquoi ?

Je me suis posé en clinicien. Comprendre pourquoi tant de gens croient en Dieu faisait partie de mes désirs. Cela aurait dû faire partie de mon métier. Dès 1993, Michel Manciaux, pédiatre, et Stefan Vanistendael, responsable du bureau catholique de l’enfance à Genève, avec lesquels j’avais travaillé et qui étaient tous deux très croyants, m’affirmaient que la religion pouvait être facteur de résilience. J’étais disposé à les croire, mais pour cela il fallait davantage d’expérimentations. Le déclencheur fut la rencontre des enfants soldats du Congo, lors d’une mission Unicef en 2010. Ces enfants étaient de petits vieux aux os saillants, tout maigres… Ils étaient tragiques. Ils venaient me voir et me demandaient pourquoi ils ne se sentaient bien qu’à l’église. J’étais muet, incapable de répondre à cette question que les théories de la psychologie ne pouvaient résoudre. »

Géhenne, un éloge de la foi. Cathobel

« Géhenne est à l’affiche du VOORire de Liège (Festival International du Rire) qui se déroulera du 17 au 22 octobre dans la Cité ardente. Une pièce qui mêle le tragique et le comique sur fond de religion. A ne pas manquer. Après le formidable succès de son spectacle Djihad (qui a réuni plus de 70.000 spectateurs), l’auteur, acteur et metteur en scène Ismaël Saidi revient avec le deuxième pan de sa trilogie théâtrale »
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Le Redoutable de Michel Hazanavicius, avec Louis Garrel, Stacy Martin. La Vie


La Vie : « La Vie aime : beaucoup. C’est le joli mois de mai. La jeunesse défile dans les rues et Jean-Luc Godard n’est pas le dernier à défier les CRS. Il veut faire la révolution ! À commencer par son œuvre. Aux orties le cinéma « bourgeois et révisionniste » ! Godard ambitionne de tourner des films sans producteur, sans argent ni scénario et, à l’arrivée, comme persiflent certains, sans spectateur. Ce Godard, aussi odieux que drôle, ne recule devant aucun calembour ou aphorisme, multiplie les contradictions, se complaît dans la posture de l’incompris et se brouille avec tous. Jusqu’à sa propre épouse, Anne Wiazemsky, alors étudiante en philosophie à Nanterre, qui va passer de l’admiration au questionnement puis à la déception. C’est donc l’histoire d’un cinéaste qui en oublie d’aimer que filme Michel Hazanavicius. Le ton est léger, Mai 68 a des allures de grande fête, et il y a un plaisir complice à retrouver détournées les figures de style du cinéma de Godard. Mais sourd aussi la douleur quand se brise, dans un hôtel italien, le couple Wiazemsky-Godard. Elle s’éclipse. Et lui s’enfonce plus avant dans sa légende, que le Redoutable écorne à peine, lui ajoutant sa part humaine et comique. » (Frédéric Theobald)

Wind River, un western des neiges ! Cathobel


« Le premier film de Taylor Sheridan revisite le genre western. Il y a les Américains et les Indiens, ou plutôt les Amérindiens. Mais ceux-ci ne sont pas les « mauvais“. Ils sont laissés pour compte. Une frontière les sépare. Wind River raconte l’histoire de Cory Lambert (Jeremy Renner). Il est pisteur dans la réserve indienne de Wind River, perdue dans l’immensité sauvage du Wyoming. »
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LA CONFESSION, de Nicolas Boukhrief, avec Romain Duris et Marine Vatch,M6 Vidéo. La Nef

La Nef : « Nous avions dit tout le bien que nous pensions de ce remakede Léon Morin, prêtre, d’après le roman de Béatrix Beck (cf. La Nefn°290 de mars 2017, p. 42). Le voilà qui est disponible en DVD: une bonne occasion de le voir pour ceux qui auraient raté sa sortie en salles le 8 mars dernier. L’histoire, durant l’Occupation, entre ce jeune prêtre porté par une belle foi et une jeune femme communiste courageuse aurait pu être scabreuse; or, il n’en est rien. Un beau film à voir sans hésiter »