Bienvenue à Suburbicon, de George Clooney. La Vie, La Croix


La Vie : « La Vie aime : beaucoup George Clooney s’est inspiré d’un fait divers – c’est le versant politique du film – et y a agrégé un scénario des frères Coen – c’est le côté thriller mâtiné de comédie noire (sans jeu de mots) avec un Matt Damon aussi crapuleux que minable. La réunion des deux relève souvent de l’artifice mais pour le prix d’une voilà deux histoires où il est permis de rire de la bêtise humaine. (F.T.) »

La Croix : « *** Parodie grinçante, grave et drôle sur l’American way of life dans les années 1950, « Bienvenue à Suburbicon », le nouveau film, très élégant, de George Clooney est une charge réjouissante. »

En attendant les hirondelles. Signis

« Karim Moussaoui ancre son film dans les paysages de l’Algérie, que ce soit la beauté splendide des campagnes ocres et rocheuses, le scintillement du ciel ou les amoncellements de gravats dans les friches urbaines. La mise en scène fait jaillir le quotidien dans les scènes de café, derrière les fenêtres où se tiennent les protagonistes, dans les rues parcourues en suivant les voitures : c’est la vraie vie qu’on donne à voir pendant qu’on nous raconte l’histoire de ces quelques personnages. C’est aussi un film musical : la musique au bar de l’hôtel, une joyeuse troupe de musiciens croisée en plein désert lorsque deux amoureux doivent se choisir ou se quitter, et enfin lors d’un mariage. A chaque fois, des moments comme en suspens, qui accélèrent le romanesque du cinéma et lui donnent une étonnante tonalité qui nous touchent durablement. »
source

Le Crime de l’Orient-Express de Kenneth Branagh. La Vie, La Croix


La Vie : « La Vie n’aime pas… Même pour les jeunes générations, mieux vaut lire le livre, paru en 1931, plutôt que de s’infliger ce film tonitruant au casting certes prestigieux mais bien peu valorisé, à l’exception de M. Branagh lui-même, qui est de tous les plans. Le train est très bien aussi… Mais il a cessé de rouler le 12 décembre 2009. (Françoise Ricard) »

La Croix : « Chaque détail du décor est si soigné qu’il semble venir tout droit de l’Orient-Express. Une caméra inventive joue avec l’espace contraint du train et offre de belles respirations avec de spectaculaires vues des massifs enneigés où le train est immobilisé. Au regard du succès de cette adaptation dans les pays anglo-saxons, la Fox a d’ores et déjà annoncé celle de Mort sur le Nil. On ne sait pas encore si Kenneth Branagh reprendra sa casquette de réalisateur et ses moustaches de fin limier. »

La Fiancée du désert de Cecilia Atán et Valeria Pivato. La Vie, La Croix


La Vie : « La Vie aime : beaucoup… Ce premier long métrage argentin est à l’image du décor, dépouillé, pudique, dévoilant au fil de flash-back la vie de Teresa. On y croise aussi, au détour d’une chapelle improvisée, une sainte locale, peut-être à l’origine du petit miracle qui s’opère en secret dans les cœurs et aidera Teresa à ­trouver son chemin »

La Croix : « Figure inhabituelle au cinéma, cette femme de devoir, usée par le travail, sans âge, sans beauté ravageuse, qui découvre, blessée mais sans révolte, qu’elle n’aura été, toute sa vie, qu’une employée sans être intégrée à cette famille où elle tout fait, se reconstruit en route, par touches progressives, insidieuses, flottantes. Son errance avec ce Gringo, mystérieux et chaleureux, escamoteur et charismatique, l’ancre dans une nouvelle réalité, une vérité qui lui aurait échappé et que le désert finit par décaper. Teresa se découvre à elle-même. Sans renoncer à sa condition de femme effacée. La route n’est pas terminée. L’horizon a pris d’autres couleurs. »

Le Portrait interdit de Charles de Meaux, avec Fan Bingbing, Melvil Poupaud. La Vie,


La Vie : « La Vie aime : beaucoup… Charles de Meaux filme donc des regards, un trouble imperceptible mais réel, une attirance silencieuse mais intense et raconte la rencontre de deux visions du monde, de deux conceptions de la peinture. L’une, occidentale, qui vise à représenter les choses, l’autre, chinoise, à capter leur essence. Échappant au double piège de l’exotisme et de la reconstitution figée, ce Portrait interdit est d’une sidérante beauté. Avec en son cœur deux êtres, qui, sans renier leur monde et leurs convictions, tentent de trouver une voie sincère et authentique. » (Frédéric Théobald)