Benoît Wibaux, La (re)création du monde, Quasar. François Dabezies

portrait François Dabezies
Benoît Wibaux, ingénieur agronome, travaille dans le domaine de l’environnement. Il développe ici en ce qu’il croit, un Dieu créateur du monde, mais pense qu’on va l’accuser de créationniste. C’est pourquoi il écrit ce livre :

La (re)création du monde.

Le bon Dieu dans son atelier créa le monde physique avec ses diverses lois comme la gravitation, la relativité…, puis surtout le temps avec son avant et son arrière. Toutes ces lois que l’homme découvre peu à peu dans son histoire, comme encore aujourd’hui, dans l’univers, qui nous dépasse, ces lois donc ne peuvent être construites que par un Dieu créateur.
Ceci dit, l’auteur développe ses idées avec un humour certain, à chaque page, dans son discours et ses illustrations. Pourquoi Dieu n’aurait-il pas d’humour ? L’humour consiste à prendre de la hauteur sur les événements. Dieu lui-même se trouve dans cette hauteur et certes, ce n’est pas pour rire qu’il nous aime, mais il ne nous veut pas trop sérieux. Si l’auteur tapisse ses pages de dessins, c’est pour nous faire encore mieux comprendre le message peut-être profond, mais surtout amusant de la chose. Peut-on imaginer le Dieu tout puissant et créateur, mettre dans un entonnoir les ingrédients pour donner la vie la croissance et l’être à sa création ?
Tous les thèmes sont abordés, le Big Bang, le hasard et la nécessité, le temps, le déterminisme, l’infini dans ce monde fini…Mais la question est profonde : quand il est fait mention de ce monde fini, puisqu’il a un commencement et aura une fin, il peut être coupé à l’infini. Il est donc rationnel de croire que Dieu infini est venu prendre un corps, dans la finitude de notre état.
Relevons en aparté qu’il faille donc prendre garde à tous ceux qui nous font rire, quand comme ici, le rire est bienveillant. Astérix comme Raimond Devos nous donnait une scène hilarante, mais porteuse d’un sens profond.
Ces vingt huit contes légers abordent la question de la baignoire avec dedans Brigitte Bardot et établit un dialogue entre le créateur et sa création. Les diverses théories scientifiques sont mentionnées en passant, sans les confronter au réel.
Puis vient le temps pour l’homme de s’inscrire dans ce dispositif universel pour y prendre place sur terre et voir que le créateur a choisi d’avoir besoin de lui pour mettre de l’ordre dans sa création. Bien sûr, elle est bien organisée mais avec beaucoup d’exceptions dans la règle puisque la vie créée l’ordre, mais l’ordre ne créée pas la vie. Celle-ci déborde par nature dans les cas particuliers qui parfois ne répondent pas à la règle.
Enfin vient le constat pour chaque génération de croyants, de voir que la création ne s’arrête pas au commencement du monde, disons aux deux premiers livres de la Genèse, mais continue chaque jour de notre humanité.
Cet ouvrage facilement lisible s’adresse à tous sans réserve. Il montre avec humour donc avec un abord attrayant à quel point l’organisation du monde est divine car nul ne saurait mettre en place une telle harmonie.