Cinq ans pour @Pontifex : l’évangélisation du pape sur Twitter. Zenit

Cinq ans après l’ouverture du compte @Pontifex sur Twitter, sous le pontificat de Benoît XVI, le 12 décembre 2012, le pape François est aujourd’hui suivi par 40 millions de personnes, en neuf langues. « Merci à vous tous qui suivez @Pontifex qui a aujourd’hui cinq ans. Que les réseaux sociaux soient des lieux riches en humanité ! » a-t-il souhaité à la mi-journée le 12 décembre 2017.

Mgr Angelo Becciu, substitut pour les Affaires générales de la Secrétairerie d’Etat, évoque cet instrument « d’évangélisation » papal à l’antenne de Radio Vatican.

L’archevêque se souvient de l’inauguration du compte : « Le pape Benoît était un peu gauche, hésitant pour presser les touches de la tablette. Mais en même temps, je l’ai vu joyeux : joyeux de pouvoir se mettre en dialogue avec les cybernautes, de faire partie de la nouvelle vague des communicateurs modernes. »

« Quel meilleur moyen pour rejoindre de nombreuses personnes et diffuser la Parole de Dieu ? » fait observer Mgr Becciu qui affirme que si le pape argentin « n’est pas familier de ces nouvelles technologies, il est cependant intéressé. Il veut voir, être tenu au courant, il lit cet instrument !… Il lit les tweets qu’il doit publier et il les approuve avec grand enthousiasme ».

« Je pense, ajoute-t-il, que le pape est conscient d’être l’évangélisateur, le premier missionnaire du monde. Et donc pour lui… tous les instruments qui peuvent apporter sa parole évangélisatrice sont bons. » Twitter est en effet aujourd’hui « un instrument quasi indispensable, unique : on ne peut pas faire sans ».

Mgr Becciu rappelle les conseils du pape François pour utiliser les réseaux sociaux : « d’abord ne pas en abuser : ne pas les utiliser à la messe ! … Il faut avoir du courage et de la sagesse… Le courage parce que c’est une nouveauté et qu’il faut donc savoir “se lancer” dans ces nouveautés. Et puis la sagesse : comme tout instrument, il doit être utilisé dans la juste mesure. »

Twitter ne doit pas être un lieu « d’offenses », « néfaste », mais « un instrument qui aide à communiquer avec les autres. Et la communication doit aider à grandir dans l’esprit, dans la culture, dans l’approche des autres », conclut l’archevêque.
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