Coll, Lueurs d’Apocalypse, Lessius. François Dabezies

portrait François Dabezies
Un colloque s’est réuni à Namur, en Belgique pour relire et revisiter un thème présent dans notre imaginaire, notre art et notre culture. Le sujet porte sur notre fin dernière. Il se développe sous diverses facettes avec un prétexte, « le manuscrit du séminaire de Namur » qui donne le titre de ces actes :
Lueurs d’Apocalypse

Ce thème de l’Apocalypse intéresse tout chrétien dans sa vie de foi. Il ne peut laisser de côté son avenir bienheureux, son espérance chrétienne. Ce sujet s’analyse sous mille regards : les génies de la culture et des sciences humaines ; les sciences religieuses, mais aussi la peinture et la musique ; la littérature jusqu’à la bande dessinée.
Le mot : « Apocalypse » évoque un cataclysme, une stupeur devant la disparition d’un monde, pour relever un autre monde par-delà l’expérience sensible, par une rencontre personnelle avec une réalité surnaturelle qui ébranle nos consciences, déroute notre intelligence, afin de nous permettre d’accéder enfin à la lumière de la Vérité divine. Pour décrire ce passage, un monde imaginaire se propose, peuplé de cavaliers, de chimères ornées de dix cornes et sept têtes pour nous ouvrir sur le monde infini de Dieu.
Une volonté politique veut rendre ces œuvres et l’ensemble de ce patrimoine accessible et attractif au plus grand nombre. Mais cet ouvrage s’adresse aux lecteurs de l’apocalypse donc aux chrétiens.
Le mot : « Apocalypse » signifie dévoilement, découverte, révélation. Il rend compte d’une triple réalité : Un genre littéraire (les écrits), un mouvement socio religieux (des groupes humains qui portent ces textes), et une certaine théologie de l’histoire (une compréhension du monde). Cette littérature porte sur le sens de l’histoire, donc se trouve porteuse d’une espérance. Elle suppose un monde surnaturel. Ces livres interprètent les événements humains sous le regard de Dieu. Ces actes des hommes se montrent très violents, mais au bout du compte ne résistent pas devant la face divine qui engage son jugement d’abord personnel et immédiat au moment où tous les royaumes de la terre seront détruits. Le terme des violences est fixé par Dieu, nous savons qu’elles connaîtrons une fin.
Face à ce déferlement de violence, l’homme ne doit pas prendre peur, mais craindre Dieu d’une manière révérencielle, dans l’espérance de sa miséricorde. Car la violence débute dans le cœur de l’homme.
Ce livre montre comme un rouleau qui se déroule la présence agissante de Jésus, le Christ dans toute l’histoire de l’homme. Un croyant doit persévérer au cours des tribulations qu’il subit, en sachant s’unir à la croix de Jésus pour donner sens à son action.
Au niveau communautaire, toutes possèdent en commun l’objectif de témoigner de la Parole de Dieu et du témoignage du Christ. Donc, toutes doivent se rapprocher de Jésus et combattre ses faiblesses qu’elles ont mission de discerner avec vigilance. Quand ces événements cosmiques arriveront, Jésus demande de relever la tête, car après les douleurs de l’enfantement, la délivrance approche. Elle éclatera dans la louange.

Coll, Lueurs d’Apocalypse, Lessius, septembre 2017, 223 pages, 22,50 €