KINSEY, LA FACE OBSCURE DE LA RÉVOLUTION SEXUELLE, de Judith Reisman, Kontre Kultur. La Nef

La Nef : « Ce gros livre est destiné à alerter l’opinion sur la personnalité, les présupposés et les méthodes de recherches d’Alfred Kinsey (1894-1956), pionnier américain de la sexologie, auteur des célèbres rapports sur le comportement sexuel des hommes (1948) et des femmes (1950). Leurs parutions firent l’effet d’une bombe car ils prétendaient révéler que l’Amérique, que l’on croyait pudibonde, était en fait hypocrite tant les perversions sexuelles y étaient répandues. Ces deux rapports et l’Institut que Kinsey avait créé, soutenu financièrement par la Fondation Rockefeller, ont été les vecteurs importants de ce qui est devenue quelques années plus tard « la révolution sexuelle ». Judith Reisman a commencé à s’intéresser à Kinsey dans les années 60, après que sa fille de 10 ans ait été violée par un garçon de 13 ans. Elle prit ainsi conscience de l’hypersexualisation des adolescents, fruit d’une véritable politique culturelle considérant la sexualité humaine comme un ensemble de phénomènes amoraux. Kinsey, biologiste spécialiste à l’origine des insectes, s’attacha dans tous ses travaux à valoriser les comportements sexuels les plus transgressifs au regard de l’anthropologie et de la morale « judéo-chrétienne ». Reisman accuse Kinsey d’avoir encouragé la pédophilie puisqu’il présente dans son livre plusieurs tableaux statistiques visant à prouver la capacité sexuelle des jeunes enfants lorsqu’ils sont stimulés; ce qui signifie que les données recueillies l’ont été par le viol et la maltraitance d’enfants. » Thibaud Collin

Les Grands Esprits d’Olivier Ayache-Vidal, avec Denis Podalydès, Abdoulaye Diallo. La Vie


La Vie : « La Vie aime : si vous y tenez. Une fiction documentée, c’est ainsi qu’Olivier Ayache-Vidal qualifie son film. Qui suit un professeur du lycée Henri-IV parachuté dans un collège de banlieue. Malgré l’efficacité de Denis ­Podalydès en normalien « coincé » débarquant dans le 9-3, malgré la fraîcheur des jeunes interprètes, on n’a pas envie de rire quand des élèves de quatrième insultent un professeur ou ignorent jusqu’à l’existence des compléments de lieu. Une réalité à laquelle le ton de la comédie sied mal. Le magistral Entre les murs (2008) est passé par là… »

LE MOMENT AGOSTINO. QUAND UN FRANCISCAIN ENFLAMME LE MONDE, par Didier Rance. La Nef

La Nef : « Didier Rance, qui retrace cette vie dans un récit agréable, montre l’influence de la lecture de saint Augustin: « Le prêtre pénitent passe d’un christianisme de la culpabilité, de la honte et de la peur à un christianisme de l’espérance, de l’amour et de la joie, libéré à la fois de l’orgueil juvénile qui l’a fait jadis se perdre et de celui né de la délectation morose de sa chute, plus subtil, plus dangereux encore: se croire le dernier des hommes après avoir prétendu être un des premiers. » «