Jésus, un prophète de l’islam, Le Monde des Religions

« C’est en partant des versets concernant la crucifixion (s. 4, v. 157 et 158) que les réalisateurs Gérard Mordillat et Jérôme Prieur donnent la parole à vingt-six chercheurs de renommée internationale – parmi lesquels Jacqueline Chabbi, François Déroche, Claude Gilliot, Hichem Djaït, Mohammad Ali Amir-Moezzi –, interrogeant la dimension théologique, historique et littéraire du texte. Historiens, philologues, épigraphistes de diverses cultures sont invités à « réfléchir à voix haute » dans une série documentaire très sobre : les réalisateurs ont décidé de « bannir tout ce qui [est] de l’ordre de l’illustration et de l’imagerie pour [se] concentrer sur la pensée, la parole et l’art du portrait ». C’est surtout pour eux l’occasion, après le succès de Corpus Christi (Arte, 1997), d’interroger la naissance de l’islam et de réfléchir à « ce que nous fait parvenir l’Arabie du VIIe siècle » à travers le Coran et les textes de la Tradition musulmane. »

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Jésus et l’islam, interview des auteurs, Leblogdocumentaire

Ce sont les réalisateurs qui expliquent leur travail. Extraits :
« Comment en êtes-vous venus à ce projet sur Jésus et l’islam ?

Gérard Modillat : Lorsqu’on se lance dans la lecture du Coran, la surprise c’est de découvrir que Jésus non seulement est présent, ce que tout le monde sait plus ou moins, mais qu’il y tient une place extrêmement importante. Cela a été une découverte quand nous avons commencé la préparation de cette série il y a bientôt quatre ans.

Jérôme Prieur : Combien de fois nous a-t-on demandé ces dernières années : « alors, quand est-ce que vous vous intéressez au Coran ? ». Jésus, à nouveau, nous offrait un carrefour. le personnage nous permettait de ne pas être illégitimes pour enquêter, non pas sur l’islam – le projet de cette série n’est pas de faire le tour de l’islam, ce serait une ambition démesurée – mais autour de la période de gestation de l’islam, tout en travaillant au plus près du texte du coran. »

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Court métrage de 1953 sur le Mont Athos

« Au cœur de la Méditerranée, le Mont Athos abrite depuis dix siécles des moines et leurs secrets derrière les épaisses murailles de ses monastères.
Sur ses pentes s’accrochent les villages des moines qui ont préféré la vie rustique à celle de la régle. Seul un treuil relie le monde à cette falaise du silence dont l’entrée est interdite à tout imberbe, femme ou animal femelle. Aucun être ne peut naître dans ces lieux. On y meurt seulement, sans larmes et sans monument. La prière constitue l’essentiel de l’activité des moines. Telle est le vie sereine de ces hommes qui, aprés avoir beaucoup prié, n’ont d’autres choses à faire que suivre le rythme des occupations saisonnières ou se livrer à des travaux plus nobles telles l’étude, la peinture ou la gravure.
Si le Mont Athos a quelque peu perdu de son prestige et de son influence d’autrefois, il reste fidèle à sa raison d’être : une immense prière lancée vers le ciel et qui précède le passage dans l’au-delà. »

La sainteté à portée de main, Editions de l’Emmanuel. KTO

« En plein synode de la famille, et au lendemain de la canonisation des époux Louis et Zélie Martin, parents de sainte Thérèse de Lisieux, nous recevons un couple, Odile et Sylvain Delye. Ils sont les auteurs, en collaboration avec le Père Olivier Ruffray, recteur du Sanctuaire de Lisieux, du livre « Louis et Zélie Martin. La sainteté à portée de main » (Editions Emmanuel). Odile et Sylvain nous livrent le témoignage de leur vie de couple et leur parcours spirituel également en tant qu’équipiers Notre-Dame et membres associés de la Communauté Saint-Martin. »

Source. Diffusé le 19/10/2015 / Durée : 26 minutes

« Demain », le film écolo qui fait du bien…, Planète verte

Recension d’Olivier Nouaillas, sur son blog La Vie / Planète Verte :  » Moi aussi, j’ai été emballé. Pour trois raisons :

1/ le film n’est pas apocalyptique, comme le sont parfois certains films écologistes, mais au contraire plein de solutions. A contre-courant du climat anxiogène qui nous a envahi et parfois nous paralyse.

2/ les réalisations de terrains montrées (permaculture, jardins urbains, énergies renouvelables, monnaie locale, entreprise citoyenne, etc… ) sont reproductibles sur tous les continents.

3/ les personnages principaux sont des héros ordinaires qui mettent en concordance leurs discours avec leurs actes. Ils ne parlent pas de changer le monde, ils le font.

Oui, il faut aller voir « Demain ». Pour que « Demain » se réalise dans votre département, votre ville, votre communauté de communes… Car « Demain », c’est possible. Partout. »

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« Mia madre » de Nanni Moretti, OFC

« film de Nanni Moretti, par Mgr Pascal Wintzer, Archevêque de Poitiers et Président de l’OFC.

Depuis près de trente ans, Nanni Moretti est sans contexte un des meilleurs, sinon le meilleur cinéaste italien, son dernier film, « Mia madre », ne contredira pas ce jugement.
Dans ses films, il a développé plusieurs thématiques, j’en ai repéré trois : la satire sociale, la vie familiale et l’engagement politique. Ces thèmes sont toujours déclinés à travers des procédés, plus précisément un style qui, lui, est commun à chaque oeuvre : l’autobiographie et la délicatesse d’écriture.
Dans « Mia madre », ce style est bien entendu présent mais ce dernier film conjoint les trois thématiques qui sont précédemment privilégiées par tel film ou tel autre ; on est ici devant, en quelque sorte, un film-somme, mais sans jamais la lourdeur que pourrait laisser entendre un tel qualificatif.

La dimension intimiste et familiale est sans doute celle qui est la plus évidente – elle fut récompensée par la palme d’or attribuée en 2001 à « La chambre du fils ». Ici, une soeur et son frère accompagnent les dernières semaines de vie de leur mère. La délicatesse de Moretti évite heureusement le pathos lié à un tel événement. L’engagement politique est exprimé par l’activité professionnelle de la fille, elle est réalisatrice de film – en quelque sorte un double de Moretti – et développe comme sujet de tournage les conséquences pour les ouvriers du rachat de leur entreprise par un investisseur américain. Quant à la satire, elle est certes exprimée par l’acteur qui incarne ce patron américain, ici interprété par John Turturrro, mais aussi par une multitude de scènes, de répliques, de détails qui placent sur le visage du spectateur davantage de sourires que de larmes.
Le jeu subtil des acteurs permet d’exprimer toute la tendresse de Moretti pour ses personnages, ne manquant cependant jamais de souligner leurs limites, leurs défauts, leurs richesses. C’est cette soeur cinéaste mégalomane et qui le sait, le frère trop parfait, l’ex-mari dépassé, l’acteur hollywoodien jamais sûr de lui, etc. Voici une belle humanité qui ne biaise pas avec ses propres failles et recherche simplement l’honnêteté.
Alors que j’allais voir ce film de Moretti avec quelque réserve, je le préfère de beaucoup dans « Journal intime » (qui demeure pour moi son meilleur film) que dans « La chambre du fils », je reconnais volontiers son grand art dans « Mia madre ».
Dans ce monde qui pense que pour dire les choses il faut les affubler de clignotants et de surtitres, sans parler de cette 3D dont on peine à mesurer les avantages en dehors d’une image assombrie et d’un mal de tête à l’issue de la séance… et combien de films ne prennent-ils pas leurs spectateurs pour des esprits faibles incapables de saisir la moindre expression de second degré, Nanni Moretti fait toujours le pari de la subtilité et de l’intelligence. On comprend dès lors sa révolte et sa colère face à la vulgarité d’un Berlusconi (« Le caïman »), dont heureusement on peinerait à trouver quelque équivalent en France ! Il lui préférera naturellement un pape qui doute et qui erre dans les rues de Rome (« Habemus papam »).
Ceci fait évidemment de lui un cinéaste de l’espérance, la mère mourante, qui fut universitaire et latiniste, l’incarne avec élégance, ainsi que l’exprime la dernière réplique du film : alors qu’on l’interroge sur ce qui occupe sa pensée, elle répond : « demain ».
Soulignons enfin que lors du festival de Cannes 2015, Nanni Moretti reçut pour « Mia madre » le prix du jury oecuménique.

Mgr Pascal Wintzer
Archevêque de Poitiers »

source

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Bientôt un film hollywoodien sur les moines de Géorgie ?

« Un réalisateur de Hollywood a tourné un film sur les moines de Géorgie.

« On attend prochainement la première du film documentaire sur les moines orthodoxes de Géorgie, réalisé par James Higginson, qui a reçu dans le passé plusieurs récompenses, dont le prix « Emmy ». Le film, intitulé « Les religieux », décrit la vie « parmi les montagnes et le ciel », comme l’annonce le communiqué de presse, et a été tourné dans le diocèse d’Urbnissi et Ruissi de l’Église orthodoxe de Géorgie. La caméra de James Higginson a fixé des vues et des paysages des monastères, avec des fragments des offices et a filmé aussi l’évêque du diocèse, Mgr Job, ainsi que les moines qui passent leur vie dans la prière. Le film est annoncé pour le mois de mars. On peut visionner ici une présentation du film. »

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Calvary, de John Michael McDonagh, Témoignage chrétien

« Le père James est un prêtre irlandais d’une espèce originale. C’est une sorte de géant interprété par l’acteur irlandais Brendan Gleeson. Le père James a été marié. De son ancienne vie, il lui reste une fille (Kelly Reilly) qui vient le voir de loin en loin dans son village.

Le père James a embrassé la prêtrise à la mort de sa femme. Et aujourd’hui il se reproche d’avoir abandonné sa fille qui a souffert de ce manque de père. Quand commence « Calvary », un thriller dont la figure centrale est un prêtre, le père James reçoit en confession dans sa petite église un inconnu qui lui fait une lourde confidence. Il a été abusé par un prêtre quand il était petit – nous sommes en Irlande…

Et l’inconnu a décidé de tuer le père James pour se venger : il lui laisse une semaine pour mettre sa vie en ordre. Au lieu de s’occuper de lui, le père va faire le tour de ses ouailles, visiter les gens qui ont des problèmes et tenter de les remettre dans le droit chemin, lui qui marche tranquillement vers la mort.
« Dans « Calvery », nous avons une image résolument contemporaine. Le curé irlandais est à a fois dans ce monde et il s’en détache en ne partageant pas la perception de ses ouailles, englués dans les problèmes conjugaux ou les histoires d’argent. Le père James trace un chemin différent où la foi est un pari exigeant. »

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La religieuse, Guillaume Nicloux, Témoignage chrétien

« C’est parce que le cinéaste Guillaume Nicloux a reçu une éducation religieuse et a même caressé l’idée d’entrer au séminaire qu’il s’est lancé dans l’adaptation de La Religieuse de Diderot, un livre qui l’avait marqué dans sa jeunesse. Le récit de cette jeune fille de 16 ans placée contre son gré dans un couvent au XVIIIe siècle avait enflammé le futur cinéaste. (…)
« le cinéaste a simplement changé la fin moins dramatique et plus romanesque : la jeune religieuse malgré elle (interprétée par Pauline Etienne) sort du couvent où elle est enfermée grâce à un ami avocat qui l’a pris sous sa protection. Plus qu’un film sur l’Église ou la foi de ce temps, La Religieuse de Nicloux est un hymne à la liberté. »