Home de Fien Troch, avec Sebastian Van Dun, Mistral Guidotti. La Vie


La Vie : « La Vie aime : beaucoup. Cet impressionnant film d’une jeune réalisatrice belge aurait pu s’intituler Mères et Fils. Des mères à l’amour parfois toxique, des ados submergés par les pulsions et au bord de l’explosion. Kevin, apprenti plombier, installé chez sa tante à sa sortie de prison, paraît être la mèche qui viendra allumer la poudre, mais il faut aussi compter avec John, « sadisé » derrière les murs du nid familial. Filmé caméra à l’épaule dans un style direct et brut, Home installe d’emblée tension et malaise. Ne promettant aucun happy end, juste une respiration après une plongée étouffante en eaux troubles. »

Good Time de Benny et Josh Safdie, avec Robert Pattinson, Benny Safdie. La Vie


La Vie : « La Vie aime : beaucoup. Benny et Josh Safdie, figures du cinéma indépendant new-yorkais (The Pleasure of Being Robbed, Lenny and the Kids), préfèrent multiplier les péripéties rocambolesques, plongeant Connie dans une nuit sans fin. Il faut attendre la dernière scène pour enfin retrouver Nick, et sortir en douceur, presque avec tendresse, de cette folle odyssée ­nocturne. »

Barry Seal : American Traffic de Doug Liman avec Tom Cruise, Sarah Wright. La Vie


La Vie : « La Vie aime : beaucoup. Tom Cruise, toujours soucieux de l’image qu’il souhaite renvoyer, n’hésite pas à en faire un sympathique casse-cou, à la fois séducteur, drôle et charismatique. On ne se refait pas ! Reste tout de même un long-métrage fort agréable et dépaysant, qui aurait mérité des personnages et un contexte géopolitique plus développés, ainsi qu’un réalisateur plus audacieux. (Jérôme Béalès) »

The Party de Sally Potter avec Kristin Scott Thomas, Timothy Spall, Bruno Ganz, Patricia Clarkson. La Vie


La Vie : « La Vie aime : beaucoup. Un appartement londonien donnant sur cour, une femme élégante et son époux. Il est atteint d’un cancer irrémédiable ; elle vient d’être nommée porte parole de l’opposition chargée de la santé (en fait « ministre fantôme »). Ils ont invité des amis, dont un couple de lesbiennes en attente d’un heureux événement, (grâce à la procréation artificielle) et un jeune cocaïnomane en manque. Morale de droite, idées de gauche, tout ce beau monde va laver son linge sale. Sobre noir et blanc, beaucoup de gros plans, unité de temps et de lieux : on n’est pas loin du théâtre filmé, mais magnifié par une mise en scène très fluide et des numéros de comédiens qui se régalent. Un film bref (moins d’1H15), très british, et empreint d’une noirceur qui évoque à la fois Pinter et Joe Orton. » (Bernard Génin)