Irénée RIGOLOT, ocso, Anthologie des Commentaires Patristiques des Psaumes. D’Hilaire de Poitiers à Bernard de Clairvaux, Cerf. Collectanea Cisterciensia

Cette lecture organique faite par le père Rigolot est le fruit d’une recherche de plusieurs décades, en Europe et en Afrique, sur les Pères de l’Église et les auteurs cisterciens, dans le domaine très monastique des « Commentaires des Psaumes » (Tractatus super Psalmos). Le premier travail porte sur Hilaire de Poitiers (p. 15-188), théologien des Gaules et commentateur des Psaumes à la lumière du Christ ; sa préface aux 58 commentaires qu’il nous a laissés (Instructio Psalmorum) est fondamentale. Elle est ici intégralement reproduite. Au « Théologien des Gaules » fait suite Athanase d’Alexandrie (p. 189-194), qui, dans sa Lettre à Marcellin, nous introduit dans l’univers des Psaumes « comme dans un Paradis ». Saint Augustin (p. 195-212), à la suite d’Hilaire mais plus systématiquement, formulera, en s’appuyant sur de nombreux exemples, que « le Christ Total (tête et membres) est la clé de l’intelligibilité des Psaumes ». Il s’agit chez lui d’une prière méditée des psaumes. L’A. s’arrête un long moment sur l’énorme commentaire de Cassiodore (Expositio in Psalterium) (p. 213-304). Le mystère pascal du Christ éclaire constamment son interprétation. Quelques références à Guillaume de Saint-Thierry (p. 305-312) et à saint Bernard (p. 313-376) nous introduisent dans le monde cistercien. L’A. souligne l’intérêt particulier du recours aux Psaumes dans les Oraisons méditatives de l’abbé de Saint-Thierry et des 17 sermons de l’abbé de Clairvaux sur le Psaume 90. Enfin, une évaluation finale (p. 377) permet une aide pratique dans la fréquentation des Psaumes, guides par excellence de la prière de l’Église.
Jacques Pineault, ocso, Scourmont

Préface papale d’un livre sur les tatouages et la foi des prisonniers. Zenit

Mme Sadowski cite l’histoire d’un détenu, Massimiliano, qui a corrigé son tatouage « Mieux vaut être esclaves en enfer que maîtres au paradis » en mettant un autre : « Mieux vaut être esclaves au paradis que maîtres en enfer». « Il m’a dit, raconte Francesca Sadowski, que la première phrase ne le représentait plus et que dans sa recherche, il a décidé de renverser ce message. »

« Ce fut un épisode très significatif, poursuit Mme Sadowski, compte tenu également de la difficulté de « corriger » le tatouage dans un environnement comme la prison, avec ce profond désir de changer le sens de sa propre vie. »

Après cet épisode et après avoir lu beaucoup de lettres de Massimiliano et d’autres détenus, Francesca Sadowski et le père Eugenio Nembrini ont proposé au photographe Pino Rampolla de photographier des tatouages sur un thème religieux et de les aider à rassembler les témoignages des prisonniers qui avaient décidé d’imprimer sur leur peau le crucifix, le visage du Christ, des portraits de Marie, des prières et demandes d’aide. Ce travail commun a donné naissance au livre.
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Publication : un « monde du catholicisme » maniable. Zenit

Face à un certain « analphabétisme religieux », un outil bien maniable est paru chez Laffont : un « Monde du catholicisme » qui fourmille de réponses claires à bien des questions de nos ignorances, mais sans « visée encyclopédique », pour « aider les étudiants de toutes disciplines, et nos concitoyens, à acquérir une culture dans le domaine religieux». On découvre non seulement les tournants de l’histoire, mais une nouvelle géographie du catholicisme. Les chevilles ouvrières de l’ouvrage, Jean-Dominique Durand et Claude Prudhomme en disent davantage aux lecteurs de ZENIT.
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Sacré François, de Gerhard Mester, Éditions des Béatitudes. La Croix

« Gerhard Mester est un dessinateur de presse allemand, lauréat en 2012 du prix du meilleur caricaturiste des journaux allemands. Dans ce petit recueil consacré au pape, il croque le « style François » en une ­vingtaine de dessins, avec humour et sensibilité. Réformes, « banque du Vatican », migrants, pauvreté… Tous les grands sujets du pontificat du pape argentin y sont abordés. Et si ce dernier a le beau rôle, le reste de l’Église n’est pas épargné ! L’auteur, à travers ce contraste, manifeste un soutien sans réserve au pape, dont il semble admirer par-dessus tout l’humilité et la volonté d’ouverture. »
Gauthier Vaillant

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L’ordinaire des jours, d’Annie Wellens, Lessius. La Croix

« Ce tout petit livre peut se glisser dans une poche et s’emporter partout. Dans les moments de pause de nos quotidiens surchargés, ce témoignage spirituel vivant et concret peut ainsi constituer une aide précieuse à la méditation personnelle et à l’introspection. Au fil des psaumes, Annie Wellens décrit son expérience des exercices ignatiens, non pas sur trente jours mais dans la vie quotidienne, selon une méthode à laquelle beaucoup ont aujourd’hui recours. Cette réédition d’un ouvrage paru pour la première fois il y a une vingtaine d’années n’a rien perdu de son actualité, et il fera sans doute naître chez le lecteur le désir de « réordonner sa vie », à la lumière de la Parole de Dieu. »
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Coll, Lueurs d’Apocalypse, Lessius. François Dabezies

portrait François Dabezies
Un colloque s’est réuni à Namur, en Belgique pour relire et revisiter un thème présent dans notre imaginaire, notre art et notre culture. Le sujet porte sur notre fin dernière. Il se développe sous diverses facettes avec un prétexte, « le manuscrit du séminaire de Namur » qui donne le titre de ces actes :
Lueurs d’Apocalypse

Ce thème de l’Apocalypse intéresse tout chrétien dans sa vie de foi. Il ne peut laisser de côté son avenir bienheureux, son espérance chrétienne. Ce sujet s’analyse sous mille regards : les génies de la culture et des sciences humaines ; les sciences religieuses, mais aussi la peinture et la musique ; la littérature jusqu’à la bande dessinée.
Le mot : « Apocalypse » évoque un cataclysme, une stupeur devant la disparition d’un monde, pour relever un autre monde par-delà l’expérience sensible, par une rencontre personnelle avec une réalité surnaturelle qui ébranle nos consciences, déroute notre intelligence, afin de nous permettre d’accéder enfin à la lumière de la Vérité divine. Pour décrire ce passage, un monde imaginaire se propose, peuplé de cavaliers, de chimères ornées de dix cornes et sept têtes pour nous ouvrir sur le monde infini de Dieu.
Une volonté politique veut rendre ces œuvres et l’ensemble de ce patrimoine accessible et attractif au plus grand nombre. Mais cet ouvrage s’adresse aux lecteurs de l’apocalypse donc aux chrétiens.
Le mot : « Apocalypse » signifie dévoilement, découverte, révélation. Il rend compte d’une triple réalité : Un genre littéraire (les écrits), un mouvement socio religieux (des groupes humains qui portent ces textes), et une certaine théologie de l’histoire (une compréhension du monde). Cette littérature porte sur le sens de l’histoire, donc se trouve porteuse d’une espérance. Elle suppose un monde surnaturel. Ces livres interprètent les événements humains sous le regard de Dieu. Ces actes des hommes se montrent très violents, mais au bout du compte ne résistent pas devant la face divine qui engage son jugement d’abord personnel et immédiat au moment où tous les royaumes de la terre seront détruits. Le terme des violences est fixé par Dieu, nous savons qu’elles connaîtrons une fin.
Face à ce déferlement de violence, l’homme ne doit pas prendre peur, mais craindre Dieu d’une manière révérencielle, dans l’espérance de sa miséricorde. Car la violence débute dans le cœur de l’homme.
Ce livre montre comme un rouleau qui se déroule la présence agissante de Jésus, le Christ dans toute l’histoire de l’homme. Un croyant doit persévérer au cours des tribulations qu’il subit, en sachant s’unir à la croix de Jésus pour donner sens à son action.
Au niveau communautaire, toutes possèdent en commun l’objectif de témoigner de la Parole de Dieu et du témoignage du Christ. Donc, toutes doivent se rapprocher de Jésus et combattre ses faiblesses qu’elles ont mission de discerner avec vigilance. Quand ces événements cosmiques arriveront, Jésus demande de relever la tête, car après les douleurs de l’enfantement, la délivrance approche. Elle éclatera dans la louange.

Coll, Lueurs d’Apocalypse, Lessius, septembre 2017, 223 pages, 22,50 €

Grandir avec le Christ, de Louis Pelletier, Artège. La Croix

« Issu des écrits laissés par le père Louis Pelletier, membre de la Communauté de l’Emmanuel, décédé accidentellement il y a deux ans, ce livre propose un itinéraire de foi vers la maturité. Fort de ses nombreux enseignements et de son accompagnement spirituel, ce prêtre du diocèse de Paris invite se défaire des « grandes maladies de notre époque » comme l’« illusion de pouvoir », « l’activisme » ou encore « l’idolâtrie du travail » pour s’abandonner à Dieu. Un abandon qui, pour le père Louis Pelletier, doit conduire à s’appliquer « d’abord et toujours à faire le bien », « notre mission particulière dans le monde ». »
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livre d’entretien du chercheur Dominique Wolton avec le pape. Zenit

Au fil des pages, le pape aborde diverses thématiques qui lui tiennent à cœur, comme celle des migrants, dénonçant l’attitude du Vieux continent : « L’Europe en ce moment a peur, elle ferme, ferme, ferme. »

Autres sujets de ce livre de plus de 400 pages : la paix et la guerre, la politique et les religions, la mondialisation et la diversité culturelle, les fondamentalismes et la laïcité, l’écologie, les inégalités dans le monde, l’œcuménisme et le dialogue interreligieux, l’individu, la famille, l’altérité, le temps, la confiance et la joie.

Après ses rencontres avec le pape latino-américain, Dominique Wolton témoigne de son sourire, de sa douceur, de ses yeux « extrêmement vifs », de son intelligence.
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Le bonheur où on ne l’attend pas, de Jacques Philippe, Éditions des Béatitudes. La Croix

« Que peut-on encore apprendre des Béatitudes, qui n’ait pas déjà été écrit ? Le père Jacques Philippe, membre de la Communauté des Béatitudes depuis 1976 relève le défi. Le message issu des paroles du Christ (Mathieu, 5,1-12), malgré un premier abord parfois dérangeant (« heureux les affligés » ou « les persécutés pour la justice »), demeure une boussole pour les disciples de Jésus. L’auteur commente les huit Béatitudes en s’attardant plus longuement sur la première, la « source de toutes les autres » où il interroge la notion spirituelle de pauvreté la clé du vrai bonheur selon lui. »
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