La Bible racontée comme un roman, Ouest France, François Vercelletto

Le livre le plus vendu au monde est-il pour autant le plus lu ? La Bible, et tout particulièrement l’Ancien Testament, décourage bien des lecteurs. Le dernier ouvrage de Christine Pedotti nous invite à (re)découvrir ces histoires humaines qui nous parlent de Dieu. Salutaire.

Qui n’a pas une Bible chez lui ? Mais qui l’ouvre régulièrement ? Habitude plus protestante que catholique, la lecture de la Bible ne va pas de soi. L’Ancien Testament, surtout, à l’exception de quelques livres se révèle souvent rebutant.
La Bible nous raconte pourtant beaucoup d’histoires. Pas toujours très « morales » d’ailleurs. Christine Pedotti, intellectuelle catholique, femme de conviction, a eu envie de nous raconter la Bible qu’elle aime, « pleine de passion et de fracas, de haine et de tendresse, de violence et d’amour ! »
La Bible racontée comme un roman, XO Éditions, 352 pages, 19,90 €.
L’auteure présente elle-même son ouvrage dans le l’entretien qui suit.
Pourquoi raconter la Bible alors qu’on peut la lire ?
Combien de fois nous sommes-nous dit que nous devrions lire la Bible ? Elle est là, dans notre bibliothèque, coincée près des dictionnaires, comme une mauvaise conscience. Nous l’avons reçue enfant ou nous en avons hérité.
Pourtant, si nous avons entrepris l’aventure, le livre nous est vite tombé des mains. Partis avec ardeur et courage, nous avons découvert des textes dont nous comprenons les mots, mais dont nous n’arrivons pas à percer le sens.
Et finalement, la Bible est retournée sur son étagère où elle s’empoussière lentement en même temps que nos mémoires. Demeure cependant l’idée que nous devrions la lire.
N’est-elle pas un patrimoine de l’humanité ? Ces textes vieux de plus de deux millénaires ne sont-ils pas nos racines, celles de notre culture, que nous soyons croyants ou pas ?

l’intégralité icicouv bible racontée

L’hymne à la miséricorde de François, Ouest France François Vercelletto

Le nom de Dieu est miséricorde (1). Le titre de cet ouvrage – une longue et profonde conversation de François avec l’écrivain italien Andrea Tornielli – est éloquent.
« La miséricorde, qui représente pour moi le message le plus important de Jésus, a pris, peu à peu, une place de plus en plus centrale dans ma vie de prêtre », confie le pape.

La miséricorde – ce mot un peu oublié marque la volonté de Dieu de guérir l’homme du péché et de lui permettre un renouveau – est au centre de son enseignement.

Ce n’est évidemment pas un hasard, si François a lancé, le 8 décembre, un Jubilé de la miséricorde. « La valeur de la miséricorde, indique le souverain pontife, dépasse les frontières de l’Église. Elle est le lien avec le judaïsme et l’islam qui la considèrent comme un des attributs les plus significatifs de Dieu. »

L’entretien qu’il publie lui permet de redire, avec le ton simple et personnel qui le caractérise, à quel point l’amour et le pardon sont indissociables. Un message qu’il adresse, au-delà du seul cercle des catholiques, à toute une « humanité blessée », non seulement par la pauvreté, l’exclusion sociale et toutes les formes d’esclavage moderne, mais aussi par le « relativisme ».

Un double préalable
Mais pour rentrer véritablement dans une démarche de miséricorde, le pape rappelle un double préalable : être conscient d’avoir péché et croire que cette « maladie » peut-être « guérie ». Autrement dit, croire que toute faute, même la plus inavouable, peut-être pardonnée.

« Dieu pardonne tout »
C’est pourquoi François insiste tant sur l’importance de la confession. Il rapporte ce propos d’une vieille Argentine, alors qu’il était évêque auxiliaire à Buenos Aires : « Si le Seigneur ne pardonnait pas tout, le monde n’existerait pas. »
Il explique qu’en tant que confesseur, il a toujours « cherché un rai de lumière, un interstice pour pouvoir donner le pardon ». La miséricorde, insiste-t-il, est toujours « plus grande que notre faute ». « Dieu pardonne tout, Il offre une deuxième chance à tout le monde, Il répand sa miséricorde sur tous ceux qui la demandent. C’est nous qui ne savons pas pardonner. »

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Cardinal Sarah, Recension de Clarisse Juompan-Yakam, Jeune Afrique

Jeune Afrique ne pouvait ignorer le livre. Recension de Clarisse Juompan-Yakam : « Ce livre de 400 pages au titre prometteur et sentencieux débute par une attendrissante mise en bouche : la naissance de la vocation sacerdotale du prélat alors qu’il n’a que 11 ans, les heures au fond d’une cale de bateau en direction du petit séminaire de Bingerville (Côte d’Ivoire), les années lorraines, coupé de ses parents, son accession à l’archevêché à seulement 34 ans, les relations tendues avec le régime dictatorial de Sékou Touré…
« Vient ensuite le véritable objet du livre : l’exhortation à renouer avec le sacré. « Sans Dieu, l’homme construit son enfer sur Terre. » Et la dénonciation du diktat occidental sur bien des sujets sociétaux. L’accès aux sacrements pour les divorcés remariés ? Pour Sarah, pas question. L’avortement ? « Une guerre déclarée contre la vie », voire « une planification bien étudiée pour éliminer les pauvres en Afrique et ailleurs ».
Quant à la théorie du genre, le cardinal Sarah n’y voit pas d’avenir possible : « L’idée d’une identité construite nie de façon irréaliste l’importance du corps sexué. » Les homosexuels ? « Une chose est de respecter véritablement les personnes homosexuelles, qui ont droit à un authentique respect, et une autre de promouvoir l’homosexualité comme un modèle social. »
Mauvais augure
Pour lui, « l’Occident se fourvoie dans ses illusions en croyant que le libéralisme moral permet un progrès de la civilisation ». Et de déplorer que le monde se laisse hypnotiser par le modèle occidental. « L’Afrique et l’Asie doivent absolument protéger leurs cultures et leurs valeurs propres. » Pour l’historien des religions Odon Vallet, l’ouvrage de Robert Sarah est plus politique qu’il n’y paraît. Le cardinal rejette en effet toute idée de changement au sein de l’Église, ce qui est de nature à gêner le souverain pontife. Dès lors, il apparaît comme l’un des premiers opposants au pape François qui, lui, prône une nette évolution.
Ce qui est de mauvais augure pour le prochain synode sur la famille, en octobre : Robert Sarah est à la tête de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, une instance majeure au Vatican.

Atlantico. Belle interview du cardinal Sarah par Jean-Sébastien Ferjou

Atlantico. Belle interview du cardinal Sarah par Jean-Sébastien Ferjou. Extraits de réponses : « Sans Dieu, c’est le néant. Sans Dieu, il n’y a rien. Sans Dieu, qu’est-ce que je suis, qu’est-ce qui me maintient en vie ? Et après cette vie, qu’y-a-t-il ? Si Dieu n’est rien, il n’y a pas de vie éternelle.
« Qui provoque la guerre, qui fabrique les armes ? Ce n’est pas la religion, ce n’est pas Dieu. Et qui les vend ? La guerre répond à notre avidité et à notre soif du gain. Pour autant, certains fanatiques utilisent la religion pour provoquer la guerre. Mais je ne pense pas que l’on puisse accuser la religion sans s’accuser soi-même.
« Ce que j’essaye de dire dans ce livre, c’est qu’il faut aider l’Europe à retrouver Dieu, l’aider à retrouver son identité. Il est absurde de nier que l’Europe n’a pas de racines chrétiennes. De la même manière, on ne peut pas fermer les yeux et dire qu’il n’y a pas de soleil ! Cette Europe qui refuse la vie, qui n’engendre pas la vie, qui vieillit, qui affirme aussi qu’un homme n’a pas de sexe et qu’il pourrait choisir, cette Europe-là se met elle-même en position de faiblesse.
Que dites-vous à ceux qui craignent une guerre des religions ? Affirmer une foi, c’est forcément entrer en partie en confrontation avec une autre. »

Plus : http://www.atlantico.fr/decryptage/cardinal-sarah-veux-rappeler-aux-francais-qu-sont-chretiens-meme-ne-veulent-pas-savoir-et-qu-aiment-pas-entendre-2032427.html

La Croix : La radicalité du cardinal Sarah

La Croix : La radicalité du cardinal Sarah
Par Sébastien Maillard (à Rome), le 25/03/2015

Dans cette recension, on peut lire : « Pour ceux qui craindraient qu’un vide spirituel régnât au sein de la Curie romaine, le livre d’entretien avec le cardinal Robert Sarah les rassurera. Les plus de 400 pages d’interview menée par le spécialiste du Vatican, Nicolas Diat, permettent d’écouter un sage, pétri d’heures d’oraison, façonné par des jours de jeûne absolu et d’adoration, tout entier voué au Christ et à son Église. D’où le titre de l’ouvrage, tranchant comme l’épée : Dieu ou rien.
« Il résume la radicalité, qui habite tant le propos que le personnage de Robert Sarah. Celle d’abord qui ressort du parcours édifiant d’«un petit garçon d’un village pauvre», par lequel s’ouvre le livre. Le cardinal africain provient du fin fond de la Guinée, «du bout du monde» ou «des périphéries» pour reprendre une image bergoglienne. Il a été très marqué par des missionnaires français, les spiritains, qui ont évangélisé cette contrée reculée par le témoignage d’une foi que la croix du Christ n’effraie pas. Cet héritage sert de référence à travers tout le livre. »

Plus : http://www.la-croix.com/Culture/Livres-Idees/Livres/La-radicalite-du-cardinal-Sarah-2015-03-25-1295208

DIEU OU RIEN. Entretien sur la foi Cardinal Robert Sarah avec Nicolas Diat, Fayard

Dieu ou rien
Entretien sur la foi
Cardinal Robert Sarah avec Nicolas Diat,
Éditions Fayard, 415 p., 21,90 €

Extraits du livre
Abandon « Dans ma vie, Dieu a tout fait ; de mon côté, je n’ai voulu que prier. Je suis certain que le rouge de mon cardinalat est vraiment le reflet du sang de la souffrance des missionnaires qui sont venus jusqu’au bout de l’Afrique pour évangéliser mon village. »
Adoration « Ces tournants, ce sont ces heures, ces moments de la journée où, seul à seul avec le Seigneur, j’ai pris conscience de sa volonté sur moi. Les grands moments d’une vie, ce sont les heures de prière et d’adoration. Ils enfantent l’être, ils façonnent notre véritable identité, ils enracinent notre existence dans le mystère. »
Euthanasie « Les jeunes chrétiens d’Amérique du Nord montent progressivement au front pour re-pousser la culture de mort. Dieu ne s’est pas endormi, Il est vraiment avec ceux qui défendent la vie ! »
Exemple « Tous les jours, les spiritains vivaient au rythme des offices, de la messe, du travail, du chapelet, et ils ne dérogeaient jamais à leurs engagements d’hommes de Dieu. Petit enfant, je me disais que si les Pères allaient avec une telle régularité dans l’église, c’est qu’ils étaient certains d’y rencontrer quelqu’un et de lui parler en toute confiance. »
Gender « Concernant mon continent d’origine, je veux dénoncer avec force une volonté d’imposer de fausses valeurs en utilisant des arguments politiques et financiers. Dans certains pays africains, des ministères dédiés à la théorie du genre ont été créés en échange de soutiens économiques ! Ces politiques sont d’autant plus hideuses que la plus grande partie des populations africaines est sans défense, à la merci d’idéologues occidentaux fanatiques. »
Prière « La véritable prière laisse Dieu libre de venir à nous selon sa volonté. Nous devons savoir L’attendre dans le silence. Il faut durer dans le silence, dans l’abandon et dans la confiance. Prier, c’est savoir se taire longtemps ; nous sommes si souvent sourds, distraits par nos paroles… »
Transmission : « Mon père m’a appris à beaucoup aimer la Vierge Marie. Je le revois encore se jeter à genoux, dans le sable d’Ourous, pour prier l’Angélus, chaque jour, à midi et le soir. »