Sagesse et gestes sacrés à l’honneur du prix Écritures et Spiritualités. MDR

Célébrant la qualité littéraire et la poésie du sacré, le 38e prix Écritures et Spritualités a récompensé cette année la romancière Christine Jordis pour «Paysage d’hiver» et notre collaborateur Jean-Philippe de Tonnac pour «Azyme».
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L’édito Lutter Virginie Larousse

Virginie Larousse
« Lorsque, le 31 octobre 1517, un obscur moine du Saint Empire placarde (dit-on) ses « 95 thèses », critiques acerbes de l’Église, il n’imagine pas qu’il va faire exploser l’Europe. Luther a pourtant mis le doigt dans cet engrenage qui fait si peur aux religions, en particulier monothéistes : la division. Celle-là même que les disciples de Jésus ont connu dans les premiers temps du christianisme, et qui les conduira à se couper définitivement de leurs racines juives. Celle-là aussi que l’Église a vécu au XIe siècle, le schisme de 1054, qui mènera à la rupture entre Église d’Orient et Église d’Occident. Celle-là enfin qui déchira les musulmans dès les débuts de l’islam, la fitna ou guerre civile de 656 – dont les conséquences ne finissent pas de l’agiter encore, à travers l’opposition sunnites- chiites. »

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L’édito Stupeur et tremblements, Virginie Larousse

Virginie Larousse
« Quel est le point commun entre Socrate, Jésus, le chevalier de La Barre ? Tous ont été condamnés à mort pour avoir blasphémé, c’est-à-dire insulté (les) Dieu(x). On ne badine pas avec le sacré. Du moins, on ne badinait pas avec le sacré. Car ces peines prononcées par la justice des hommes pour restaurer l’honneur de Dieu ont fini, au fil du temps, par paraître archaïques, infondées, dans les sociétés démocratiques. Après tout, le Tout-Puissant finirait bien par se faire justice lui-même, le moment venu. En France, les Lumières, la Révolution, la loi de 1881 sur la liberté de la presse et celle de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État sont passées par là. À coup sûr, on en avait fini avec le « péché de langue ». Jusqu’en 1989 où, stupeur, un écrivain britannique, Salman Rushdie, fait l’objet d’une fatwa de condamnation à mort pour un livre jugé blasphématoire envers l’islam. »
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Rémi Chéno, Dieu au pluriel. Cerf + Jean Druel, Je crois en Dieu ! Moi non plus, Cerf. France Catholique

France Catholique : « Si ces deux ouvrages invitent les catholiques – et les autres ! – à une rigueur argumentaire dont beaucoup de croyants n’ont pas envie, ils offrent aussi des perspectives audacieuses pour penser le monde éclaté des convictions religieuses »

Querelles de clocher Virginie Larousse

Virginie Larousse
« Paris, 1905. La société française est à couteaux tirés entre, d’un côté, les partisans d’une France « Fille aînée de l’Église » et, de l’autre, les libres penseurs qui souhaitent émanciper le pays du joug religieux. La loi du 9 décembre 1905, dite de séparation des Églises et de l’État, pose les bases d’une coexistence harmonieuse entre croyants et non-croyants, garantissant à tout citoyen la liberté de conscience, la liberté de croire ou de ne pas croire, la liberté de revendiquer ses opinions, sous réserve de ne pas troubler l’ordre public. »
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Cantique des quantiques. Virginie Larousse

Virginie Larousse
« Prendre de la hauteur. S’émerveiller. Nous en avons grand besoin, tant l’actualité de ces dernières semaines a été, une fois encore, lourde et anxiogène. Impossible de s’habituer à ces images de violence et de barbarie qui semblent s’installer durablement dans nos vies quotidiennes… Or, « chaque âme est et devient ce qu’elle contemple », relevait le philosophe Plotin au IIIe siècle de notre ère. Pour sortir de cet engrenage mortifère, il est essentiel que l’on nous donne à voir du beau. Heureusement, point n’est besoin d’aller très loin afin d’émerveiller son regard. C’est ce qu’il y a de formidable sur terre : la beauté est accessible à tous, sans discrimination de lieu, de sexe ou de richesse. Il suffit de lever les yeux vers le ciel, et de se laisser éblouir par la magie du cosmos — que l’on soit croyant ou non. Au brouhaha de notre temps, l’univers oppose de toute éternité sa symphonie silencieuse. À l’agitation vaine des hommes, il répond par sa force tranquille. »
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