Antisémitisme et Sola Scriptura Les liaisons dangereuses de Luther. E&L

 » N’ayons pas peur des mots : Martin Luther développa une pensée à propos du judaïsme qui reprend dans ses grandes lignes le discours antisémite prémoderne tel qu’il s’était développé à son époque. Sa seule excuse pourrait consister à ne pas avoir su faire preuve d’originalité dans ce domaine, puisque l’on retrouve les traits principaux…  »
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Pourquoi il ne faut pas avoir peur de l’intelligence artificielle. MDR

« La « Singularité technologique » est ce moment critique où l’intelligence des machines dépasse celle des hommes. Faut-il y voir une menace pour l’humanité ou la promesse d’une transhumanité ? Pour Jean-Gabriel Ganascia*, auteur de Le mythe de la Singularité (Seuil), le danger existe mais n’est pas insurmontable. À condition de rester vigilants. »
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Sagesse et gestes sacrés à l’honneur du prix Écritures et Spiritualités. MDR

Célébrant la qualité littéraire et la poésie du sacré, le 38e prix Écritures et Spritualités a récompensé cette année la romancière Christine Jordis pour «Paysage d’hiver» et notre collaborateur Jean-Philippe de Tonnac pour «Azyme».
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L’édito Lutter Virginie Larousse

Virginie Larousse
« Lorsque, le 31 octobre 1517, un obscur moine du Saint Empire placarde (dit-on) ses « 95 thèses », critiques acerbes de l’Église, il n’imagine pas qu’il va faire exploser l’Europe. Luther a pourtant mis le doigt dans cet engrenage qui fait si peur aux religions, en particulier monothéistes : la division. Celle-là même que les disciples de Jésus ont connu dans les premiers temps du christianisme, et qui les conduira à se couper définitivement de leurs racines juives. Celle-là aussi que l’Église a vécu au XIe siècle, le schisme de 1054, qui mènera à la rupture entre Église d’Orient et Église d’Occident. Celle-là enfin qui déchira les musulmans dès les débuts de l’islam, la fitna ou guerre civile de 656 – dont les conséquences ne finissent pas de l’agiter encore, à travers l’opposition sunnites- chiites. »

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L’édito Stupeur et tremblements, Virginie Larousse

Virginie Larousse
« Quel est le point commun entre Socrate, Jésus, le chevalier de La Barre ? Tous ont été condamnés à mort pour avoir blasphémé, c’est-à-dire insulté (les) Dieu(x). On ne badine pas avec le sacré. Du moins, on ne badinait pas avec le sacré. Car ces peines prononcées par la justice des hommes pour restaurer l’honneur de Dieu ont fini, au fil du temps, par paraître archaïques, infondées, dans les sociétés démocratiques. Après tout, le Tout-Puissant finirait bien par se faire justice lui-même, le moment venu. En France, les Lumières, la Révolution, la loi de 1881 sur la liberté de la presse et celle de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État sont passées par là. À coup sûr, on en avait fini avec le « péché de langue ». Jusqu’en 1989 où, stupeur, un écrivain britannique, Salman Rushdie, fait l’objet d’une fatwa de condamnation à mort pour un livre jugé blasphématoire envers l’islam. »
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