La laïcité au cœur du catholicisme, NonFiction.fr

extraits : « « Le mot « laïc », apparu au XIIIe siècle et d’usage rare jusqu’au XVIe siècle, est issu du latin laicus « commun, du peuple (Laos) », terme ecclésiastique repris au grec d’église λαϊκός, laikos, « commun, du peuple (Laos) », par opposition à κληρικός, klerikos (clerc), désignant les institutions proprement religieuses. Le terme laicus est utilisé dans le vocabulaire des églises chrétiennes dès l’Antiquité tardive pour désigner toute personne de la communauté qui n’est ni clerc, ni religieux; c’est-à-dire profane en matière de théologie. Cependant, elle appartient bien à l’Église, dans le sens qu’elle en suit le culte (l’incroyance étant alors inconcevable à l’époque); et peut même y exercer des fonctions importantes. L’abstrait désignant cette position a donné en français le terme « laïcat ». Au Moyen Âge, le mot « laïc » distingue l’homme commun, qui doit être enseigné, de l’individu instruit consacré par son état religieux » »

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REVUE – Annales HSS : Généalogies scolastiques, NonFiction.fr

Pour les spécialistes. Extraits : « dans l’article le plus long et le plus riche du dossier, Catherine König-Pralong revient sur la façon dont la scolastique a été perçue entre le XVIIIe et le XIXe siècle, et en particulier sur la façon dont on a lu l’apport de la philosophie arabe à la scolastique occidentale. La question est d’actualité, et l’on se souvient, notamment, de la polémique qui avait entouré la publication par Sylvain Gougenheim d’Aristote au Mont-Saint-Michel . L’article de Catherine König-Pralong souligne que cette question n’est pas née d’hier. La notion même de « philosophie arabe » n’est pas toujours allée de soi, et l’idée que la seule philosophie véritable soit grecque, et donc occidentale, est l’un des grands présupposés de la philosophie du XVIIIe-XIXe siècle : Hegel par exemple refuse le nom de philosophie à la pensée arabe, pour ne l’appeler qu’« artifice » (manier) . Au mieux, les Arabes sont des « passeurs », autrement dit des médiateurs, transmettant à l’Europe médiévale le legs philosophique grec : bref, des sortes de notaires philosophiques, gérant un fonds sans y toucher vraiment. Comme le souligne très justement Catherine König-Pralong, ces idées sont évidemment sous-tendues par un très fort ethnocentrisme, qui vire parfois au racisme culturel comme chez le philosophe Meiners, ou plus tard chez Schmölders. La philosophie arabe est donc doublement médiévale : non seulement parce qu’elle n’aurait pas eu de Renaissance, et donc pas d’entrée dans la modernité, et surtout parce qu’elle demeurerait une philosophie du milieu, assurant la transmission de la philosophie grecque. Des auteurs protestants comme Tribbechow ou Brucker lient étroitement scolastique occidentale – toute entière contrôlée par la papauté romaine, donc corrompue – et philosophie arabe – païenne et orientée uniquement vers la religion : les Arabes sont des mystiques, mais pas des êtres rationnels. L’Arabe est dès lors triplement médiéval. Pour tous ces penseurs modernes, le Moyen Âge est par excellence l’époque sombre, dominée par la religion, avant les lumières de la raison : en décrivant les Arabes comme des mystiques, on en fait donc une incarnation de l’époque médiévale. Il serait trop long de retracer toutes les différentes configurations étudiées dans cet article, configurations qui, en fonction du moment et des intentions des auteurs, donnent une place différente à la philosophie arabe médiévale. Chez Formey (1711-1797), les Arabes sont un peuple despotique, ennemis de la raison et de la philosophie. Au contraire, pour les philosophes athées des Lumières, les Arabes sont un peuple scientifique, berceau de l’athéisme moderne. À chaque fois, les Arabes sont l’autre par excellence du christianisme, que cette altérité soit pensée positivement ou, plus fréquemment, négativement. « L’Arabe, c’est l’autre, l’impie ou le catholique » . Au XIXe siècle, la colonisation favorise encore ces vues anti-arabes, perceptibles par exemple chez Arnold Heeren (1760-1842) qui fait des Byzantins les seuls transmetteurs de la philosophie grecque antique – malgré les critiques de Johann Buhle et d’Eloi Jourdain, qui s’emploient à mieux faire connaître les textes arabes. Chez Ernest Renan, les Arabes ne sont plus des mystiques, la spiritualité étant réservée à l’Inde et à la Germanie, mais ils ne sont pas non plus rationnels, puisque la raison est le privilège de la Grèce et « des races néo-latines ». S’ils ont effectivement joué le rôle de passeur, c’est sans comprendre ce qu’ils transmettaient : lire les commentaires d’Averroès sur Aristote revient à lire Racine dans une mauvaise traduction turque, affirme Renan . Ces scénarios visent en fait à « coloniser la philosophie »((p. 710), et nourrissent des constructions identitaires dont certaines sont encore employées aujourd’hui. »
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Bernanos dans la Pléiade, NonFiction.fr

La nouvelle parution de ses œuvres complètes en Pléiade, déjà parues en 1972 et 1995, permet d’en actualiser l’édition critique. En effet, certains des textes ont connu plusieurs publications et, dans le cas précis de Monsieur Ouine, ont parfois été édités selon des idées qui, aujourd’hui, ne vont plus obligatoirement de soi. On trouve également, dans les pages « En marge » des fragments de manuscrits non retenus, des témoignages, des propos tenus par Bernanos sur ses œuvres. Ces deux tomes, précieusement enrichis, sont une très belle façon de se plonger dans l’œuvre de cet auteur majeur du XXe siècle qui a inspiré des écrivains comme Camus, Malraux ou Gide – pour qui Bernanos est dans la lignée de Barbey d’Aurevilly, à quoi Malraux ajoutera « mais en diablement mieux ! » – et des cinéastes comme Bresson ou Pialat – qui adaptera au cinéma Sous le soleil de Satan en 1987, film qui obtiendra, sous les sifflets, la Palme d’or à Cannes, faisant dire à Pialat : « Et si vous ne m’aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus. »

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Une œuvre religieuse de Velázquez décryptée, Le Figaro

Intéressante interview d’Odile Delenda : « La rétrospective au Grand Palais du plus célèbre des peintres du Siècle d’or espagnol a déjà attiré plus de 246.000 visiteurs. L’historienne de l’art Odile Delenda décrypte, pour Le Figaro.fr, La Tentation de saint Thomas d’Aquin, toile peu connue.
« Les peintures religieuses, qui constituent l’essentiel de la production des autres grands peintres espagnols de son temps, sont rares chez Velázquez, peintre du roi, et bien différentes du réalisme direct de sa production juvénile. La Tentation de saint Thomas d’Aquin est sans doute l’œuvre la plus significative du retour de Velázquez de son premier voyage en Italie». »

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Tout sur le Suaire de Turin, L’Avenir.net

Une exposition richement documentée se tient au fond de la Basilique Mineure de Beauraing. Elle devrait y rester plusieurs mois. L’entrée est entièrement gratuite.

Itinérante, l’exposition présente de panneaux informatifs mais également des reproductions en 3D. Afin d’être compris de tous, les commentaires sont traduits en 5 langues.

Pour bien faire comprendre ce que le saint suaire, une reconstitution grandeur nature est présentée. Sans grands discours on comprend l’usage de ce tissu qui devrait recevoir un mort. Sur celui conservé à Turin, on a l’image d’un homme de type syro-palestinien âgé d’une trentaine d’années. Il a des signes d’appartenance au monde religieux juif.

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Du Jourdain au Congo, Art et christianisme en Afrique centrale, RTBF

« Du Jourdain au Congo, Art et christianisme en Afrique centrale » du 22 novembre 2016 au 2 avril 2017

Christianisé à la fin du XVe siècle par les Portugais, le royaume de Kongo a développé un art religieux associant une esthétique africaine aux éléments de liturgie occidentale. Un art métis mis en scène à travers une vingtaine de grands crucifix, rassemblés pour la première fois, mais aussi des figures de saints, de Vierges, et des Christs féminins.

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le prieuré de Souvigny et sa Colonne du Zodiaque unique, France Télévision

Extraits : « Souvigny, village de l’Allier de 2000 habitants est un haut lieu de l’histoire médiévale. Son église prieurale, en plus d’être l’une des étapes sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, abrite des trésors vieux de 11 siècles. Visite guidée et retour sur l’histoire de ce monument, élu grand site national.
L’église de Souvigny dans l’Allier, en plein cœur de l’ancienne province du Bourbonnais, a été en partie restaurée ces dernières années. Il s’agit du plus vaste édifice religieux du département, d’origine romane, mais modifié et agrandi aux XIIe et XVe siècles. »

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Moïse, prophète à facettes, Libération

Extrait : « Un signe symbolique sur les peintures ou les dessins de Moïse illustre ainsi une différence d’interprétation des textes juifs. Le célèbre Moïse de Michel-Ange, sculpture en marbre du tombeau du pape Jules II à Rome et qui fait l’affiche de l’événement, le figure avec une tête cornée. Car la Vulgate de saint Jérôme, traduction du texte hébreu en latin, dote Moïse de cornes une fois descendu du Sinaï où les tables de la Loi lui ont été remises (Exode 34, 29-30 : qaran «rayonnante», devient cornuta «cornue»). «Au XVIe siècle, les humanistes reviennent au texte originel avec la Bible de septante, détaille Paul Salmona, directeur du MAHJ. Et l’on voit Philippe de Champaigne [dont un portrait exceptionnel est exposé, sur les quatre portraits de Moïse connus du peintre, Moïse présentant les Tables de la Loi, ndlr], le représenter avec des rayons lumineux.»

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Moïse, Figures d’un prophète, La Tribune de l’art

MOÏSE. FIGURES D’UN PROPHÈTE Paris, Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, du 14 octobre 2015 au 21 février 2016. De nombreuses œuvres peu connues, et souvent jamais exposées à Paris, rien que cela justifie de visiter l’exposition du Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme. L’objectif de cette exposition iconographique est double : expliquer l’importance de la figure de Moïse à la fois pour la religion juive et pour la chrétienté, raconter son histoire grâce à des œuvres bien choisies.

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Le Musée Marc Chagall se refait une beauté, France Télévision

Restaurations, notamment sur les oeuvres religieuses : « Le musée Marc Chagall s’est donc refait une beauté grâce au concours du ministère de la Culture qui a financé le chantier à hauteur de 850.000 euros. Pas moins de quatre mois ont été nécessaires pour mettre en valeur le bâtiment construit en 1970 et inauguré en 1973 et restaurer certaines oeuvres.

Les cinq tableaux constituant la série « Cantique des Cantiques » ont bénéficié d’un travail de restauration des plus importants au vu de leur détérioration. En cause, la colle utilisée par Marc Chagall qui menaçait leur éclat.

Les douze tableaux du Message Biblique sont également passés entre les mains expertes des restaurateurs mais cette fois pour un simple bichonnage (restauration légère). Le bâtiment en lui-même a profité de quelques aménagements, histoire de retrouver une nouvelle jeunesse mais surtout pour permettre une meilleure conservation des oeuvres. »

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