Violette. La Vie

L’avis de La Vie : **

« Le film, jamais étouffant ou pire larmoyant, est scandé par des rencontres qui sont comme autant d’étapes vers l’apaisement. Figure majeure de ce parcours : Simone de Beauvoir qui l’encourage dans l’écriture, lui apporte un soutien financier et littéraire. Film d’époque, Violette se défait des habits raides de la reconstitution pour donner une épaisseur charnelle et faire vibrer de mille feux ce magnifique portrait de femme. »

Diaphana. 19,99 euros

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En mouvement par Oliver Sacks. La Vie

La Vie aime : passionnément

« Neurologue mondialement connu pour ses fascinantes études de cas, infatigable graphomane et voyageur passionné, Oliver Sacks a dévalé la vie avec fureur, propulsé par une insatiable curiosité. Mort à 82 ans, en 2015, il laisse cette autobiographie comme couronnement d’une oeuvre traduite en 25 langues. Testament optimiste, boîte à souvenirs, En mouvement ne sent pas la naphtaline mais l’air pur, celui des grands espaces américains qu’il a parcourus à belle vitesse en moto. »

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C’est la miséricorde que je veux, Pierre d’Ornellas, Parole et Silence

« En nous entraînant dans une lecture attentive de la Bible, à la suite de Jean-Paul II, ce livre dégage la signification positive de la miséricorde. loin d’humilier ou d’offenser, elle fait passer de la mort à la vie. Elle revalorise et promeut tout homme. Elle établit une relation entre « frères ». »

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Je suis une couleur, Actes Sud Junior. ECA

« Je suis une multitude de visages signifiés par quatre formes simples : bouche, narines, yeux, sourcils. Je donne à voir le rire, la tristesse, la joie, la dureté, la colère ou l’étonnement. Je joue avec des couleurs et des expressions colorées : « se fâcher tout rouge » ou « être vert de peur ». Un album qui prend pour matériaux les couleurs et la langue et pour outils des pochoirs. Avec une astuce magique : les pages sont découpées en deux, ce qui permet de recomposer à l’infini les visages et d’explorer les associations de couleurs subtilement choisies. Ou encore d’inventer un monde où l’on serait bleu comme un coq ou connu comme le loup jaune. Un bel objet à découvrir à partir de 4 ans. »

Gwen Le Gac Je suis une couleur Actes Sud Junior 48 p., 21,90 €.

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L’échelle de Jacob, Éditions Philippe Picquier. ECA

« Ce livre nous plonge dans une abbaye bénédictine de Corée du Sud où un jeune novice se prépare à devenir prêtre. Frère Jean va être déstabilisé par l’arrivée de la nièce de l’abbé, la charmante So-hui. Déchiré entre sa vocation et cet amour naissant, le moine va connaître des jours difficiles. Au présent tourmenté fait écho un passé familial douloureux, lié à la guerre qui déchira le nord et le sud du pays. En 1950, le commandant d’un navire américain réussit à sauver des milliers de réfugiés, parmi eux la grand-mère du narrateur. Étrangement, frère Jean retrouvera le capitaine, devenu moine lui aussi, dans un monastère du New Jersey. Bestseller en Corée, ce roman est traversé par un vrai souffle. »

Ji-young Gong (trad. : L. Yeong-hee et M. Basnel). L’échelle de Jacob Éditions Philippe Picquier 360 p., 19,50 €.

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Un doublé Tchaïkovski au Palais Garnier. Emmanuelle Giuliani, La Croix

« Comme ce fut le cas lors de leur création en 1892, l’opéra Iolanta et le ballet Casse-noisette, tous deux signés Tchaïkovski, font l’objet d’un unique spectacle à l’Opéra de Paris du 7 mars au 1 avril 2016.
« Une belle idée, deux artistes merveilleuses… et beaucoup de déception. »

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Champeaux : exposition « La grande aventure des chrétiens d’Orient ». France Catholique

Champeaux : exposition « La grande aventure des chrétiens d’Orient » du 19 au 29 mars 2016

« L’Œuvre d’Orient présente un parcours didactique, largement illustré pour découvrir la richesse et la diversité des Églises et des Chrétiens d’Orient :

— Histoire : de la naissance de l’Église à Jérusalem aux séparations et réconciliations avec l’Église de Rome.

— Traditions et rites : maronite, chaldéen, copte, melkite, syriaque, arménien, gréco-catholique, malabar… »

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Dans ma tête un rond-point. Protestants.org

« Trois figures émergent du groupe. Il y a d’abord le jeune Youcef et son copain « le kabyle » qui parlent beaucoup d’amour, de révolution impossible face à un Etat insaisissable, d’un avenir sans issue, de ce rond-point que Youcef dit avoir dans sa tête sans savoir quelle route prendre. Il y aussi Amou avec sa mouette venue d’Angleterre et son invraisemblable histoire de cigogne emprisonnée et torturée par des soldats français lors de la guerre d’indépendance ; Amou qui ne cesse de répéter : « On ne ment pas mais on ne tombe pas dans la vérité », une sentence énigmatique qu’il propose comme titre pour le film. Au final, c’est le rond-point dans la tête de Youcef que le réalisateur retiendra. Et c’est Youcef qui clôt le film avec une chanson d’amour qu’il interrompt lui-même d’un « ça suffit » embarrassé : peut-on encore croire à ce que l’on chante ?
Dans ma tête un rond-point est bien un film non pas « sur » mais « avec » des hommes qui nous deviennent proches. Sans doute peut-il apparaître comme le reflet désespéré d’un peuple algérien aujourd’hui dans l’impasse. Mais ce n’est pas un film désespérant ; car du clair-obscur des images et des paroles que nous offre ce documentaire sourd une poésie pareille aux mélodies du Chaabi et du Raï, une poésie qui contredit la réalité de tous les jours. »
Yves Ballanger

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Moi, Augustin, Salvator. L’Homme Nouveau

« Le roman historique de Marieke Aucante raconte les évènements sombres et souvent méconnus de la Terreur, de manière originale puisqu’elle ne se situe pas du point de vue des révolutionnaires parisiens ou de Robespierre. Ses yeux et ses oreilles sont ceux d’Augustin, jeune prêtre Limousin qui faisait partie des réfractaires déportés, ceux qui refusaient de reconnaître la Constitution et de renoncer à leur foi. Dans un contexte de répression sévère et de fanatisme laïc, le royaume de France devenu République subit une entreprise de destruction de son héritage chrétien. Les églises sont pillées et les prêtres envoyés à fond de cale dans des bateaux qui peinent à les contenir tous. Pendant plusieurs mois, ils connaissent un véritable enfer. Le froid, la faim, les insultes, les maladies : la plupart n’y survivront pas, mais c’est grâce à l’amitié et à la prière silencieuse que les morts partent sereins et que leurs frères ne deviennent pas fous. Augustin témoigne de cette tragédie, accompagné par sa foi, son espérance et sa volonté de pardonner. L’auteur livre un récit poignant et fidèle de l’aventure terrible de ces martyrs fiers de leur foi et qui pour rien au monde n’auraient laissé l’Église se faire avaler par le monstre républicain laïciste : un exemple à suivre. »

Marieke Aucante, Moi, Augustin, Salvator, 256 p., 20 €

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Black-ish, une série télévisée qui ose. Signis

« Lors de l’épisode diffusé le mercredi 24 février dernier aux États-Unis par la chaine ABC, « Hope » (Espoir), les producteurs ont décidé de s’attaquer à un sujet qui fait débat, particulièrement aux États-Unis : les violences policières face aux personnes de couleur. C’était un pari risqué, mais réussi, avec un épisode à la fois drôle et triste, mais surtout honnête. »

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