La miséricorde pour tous… sauf pour les prêtres ? de Gérard Daucourt, Cerf. Hôtel synodal

« Évêque émérite de Nanterre, le Père Gérard Daucourt propose un livre dans un livre court et accessible à tous, une réflexion particulièrement stimulante sur le thème de la miséricorde
« C’est donc déjà dans la manière de recevoir un prêtre au service de tous que va se jouer une saine mise en œuvre de la miséricorde. En effet, la communauté reçoit le prêtre que l’Église lui envoi et il est inévitable que celui-ci a des défauts ; de plus il ne va jamais correspondre parfaitement à nos attentes ou notre sensibilité.
Dans le travail en commun, la critique doit exister, mais elle doit toujours chercher la miséricorde, car comment comprendre parfois que des laïcs critiquent des prêtres sans jamais chercher à les aider. Où est alors la miséricorde et la nécessité de diversité dans l’Église ?
La conséquence d’une telle conception de la « vie en Église » est assez immédiate, on finit par se comporter comme dans un self service en choisissant sa paroisse en fonction de son prêtre, par une sélection affinitaire. »

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Juifs et chrétiens, frères à l’évidence, éd. Odile Jacob. Etudes

« l’intuition est plutôt que, si catholiques et juifs peuvent s’accueillir les uns les autres comme une bénédiction, cela pourra tracer un chemin pour d’autres. Bien sûr la forme même du livre fait que l’on n’y trouve pas un exposé structuré, thème par thème. L’ensemble fonctionne plutôt par spirale : on revient sur les questions mais sous un autre angle, avec un autre vocabulaire et d’autres auteurs. Ce livre ressemble davantage à une mine où l’on a envie de creuser l’un ou l’autre filon. Le cap est tracé et il donne le désir d’approfondir, de lire et d’aller plus loin. »

Marc Rastoin

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Juifs et chrétiens, frères à l’évidence, La paix des religions. Livre de Pierre d’Ornellas et Jean-François Bensahel, Odile Jacob, 2015, 188 pages, 23,90 €.

Merci patron. Protestants.org

« Nous ne dévoilerons pas la fin de ce documentaire pour laisser en apprécier tout le sel aux spectateurs. Toutefois dans le contexte morose actuel de notre pays : chiffres du chômage en hausse qui menacent lourdement de précarisation les chômeurs en fin de droit, course vers toujours plus de profit et de rentabilité au détriment de la valeur du travail, ce film fait du bien et se savoure comme une revanche personnelle. »
Marie-Jeanne Campana

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Bonjour vieillesse, éd. Salvator. Baptises.fr

« Ce petit livre est bien écrit, trop bien peut-être, avec quelque chose de précieux qui nuit un peu au sujet même du livre : réflexions désabusées sur la solitude et les conditions matérielles des personnes âgées de notre époque (étaient-elles meilleures autrefois ?) mais aussi témoignages sur les ressources affectives et les richesses spirituelles que l’on trouve souvent chez elles. Dans chacune des personnes côtoyées, l’auteur découvre sa valeur, sa qualité, sa façon d’appréhender la vie et la vieillesse qui chemine.
« Ces pages semées comme des fleurs dans un jardin donnent de nombreuses occasions de réfléchir à la prière. »

Véronique Dufief, Bonjour vieillesse. Éd. Salvator – février 2015 – 176 pages – 18 €

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Les rameaux à la lumière de Pâques. Croire

« À la lumière de Pâques, les chrétiens relisent la scène comme une parabole. Le « petit âne » vient leur rappeler que la royauté de Jésus ne ressemble pas à celle de David qui s’est imposée par les armes. Jésus ne vient pas établir le Royaume de Dieu par la force, mais par le don de sa vie. Il est venu pour servir et non pas être servi. Pour les chrétiens l’entrée de Jésus à Jérusalem devient une parabole. Le « petit âne » évoque à l’avance l’abaissement de Jésus : « Il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir, à mourir sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a élevé au-dessus de tout » (Philippiens 2,8). Au cours de la semaine qui vient, gardons dans un coin de notre prière la parabole du petit âne des Rameaux. »

Père Marc Sevin, bibliste.

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Une femme peut-elle prêcher ? François Vercelletto, Ouest France

« Question incongrue ? Alors que rien n’interdit, en théorie, aux femmes de prêcher, elles ne peuvent le faire durant une célébration.
« Une tribune signée Enzo Bianchi, fondateur de la communauté monastique de Bose, en Italie, publiée le 1er mars par L’Osservatore Romano pose une bonne question : pourquoi les laïcs, et notamment les femmes, ne peuvent-ils pas assurer l’homélie ? »

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