Damien Mottier. Une ethnographie des pentecôtismes africains en France. Le temps des prophètes par Sébastien Fath, Afrique contemporaine

« Cet ouvrage fait œuvre pionnière. À partir d’une approche à dominante anthropologique, Damien Mottier (EHESS) nous livre ici la première synthèse académique sur les pentecôtismes africains en Île-de-France. Le champ est vaste : les assemblées africaines de type pentecôtiste connaissent, en France et en Europe, un essor considérable. Elles sont marquées par l’héritage protestant (…) »

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Lioubomir Mihailovitch, « Les sanctuaires orthodoxes serbes en Dalmatie », Orthodoxie.com

« Ce petit livre nous invite à découvrir le riche patrimoine architectural et spirituel serbe de Dalmatie, une région qui fait actuellement partie du territoire de la Croatie.
Deux cartes situent tout d’abord cette contrée, avant que ne soit présenté son contexte géographique et démographique, et que n’en soit dressé un bref historique. Évangélisée par Tite, disciple de l’apôtre Paul, elle fut très tôt habitée par les Serbes et les Croates, connut les occupations vénitienne, napoléonienne et autrichienne, avant de subir l’épreuve des deux grandes guerres du XXe siècle, la seconde donnant lieu à de multiples exactions de la part des Oustachis, suivies de peu par les persécutions communistes du régime de Tito. La guerre interethnique des années 90 entraîna la destruction de nombreux sanctuaires et provoqua le départ de leur terre natale de plusieurs centaines de milliers de Serbes.
Après une évocation générale du patrimoine religieux serbe, un long chapitre présente en détail les principaux sanctuaires, constituant un véritable guide pour ceux qui souhaitent entreprendre un pèlerinage dans cette belle région située au bord de l’Adriatique, qui accueille depuis plusieurs années de nombreux touristes.
La seconde moité du livre rassemble des interviews de l’évêque actuel, Monseigneur Photije qui permettent de mieux connaître la vie du diocèse serbe.
Une annexe présente des photos en couleur des principales églises. »

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La Vie retrouvée de François d’Assise, La Stampa

« Al centro della giornata di studio, moderata da fra Luciano Bertazzo (OFMConv), il testo “La Vita ritrovata del beatissimo Francesco” (Edizioni Biblioteca Francescana, Milano 2015) di cui ha parlato diffusamente il professor Jacques Dalarun, autore del ritrovamento del manoscritto, che si è soffermato sulle novità di questa opera. »

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La Vie retrouvée de François d’Assise, L’Histoire

« Un manuscrit contenant une Vie jusque-là inconnue de François d’Assise vient d’être acquis par la BNF. Jacques Dalarun nous en explique la valeur.

L’Histoire : Jacques Dalarun*, vous venez de convaincre la BNF d’acquérir un manuscrit des années 1230, avec le soutien d’Isabelle Le Masne de Chermont, directrice du département des manuscrits. Ce petit volume contient une biographie jusque-là inconnue de saint François d’Assise. Comment l’avez-vous découvert ?

Jacques Dalarun : En septembre 2014, Sean Field, un historien et ami américain, me dit : « Jacques, tu devrais aller sur le site Les Enluminures, il y a un manuscrit pour toi ! » Je découvre, sur ce site […] »

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La Vie retrouvée de François d’Assise, Le Figaro

« L’affaire a fait quelque bruit en janvier: un manuscrit retrouvé, une «vie» inédite de saint François d’Assise, voilà qui avait de quoi attirer l’attention. «On n’avait plus fait une découverte de cette importance depuis près d’un siècle», n’hésita pas à affirmer André Vauchez, historien de la sainteté médiévale. Le fondateur de l’ordre mendiant est l’un des saints médiévaux sur lesquels on possède pourtant déjà le plus de documentation. Le puzzle que représente la mise en relation de ses plus anciennes biographies est même devenu un domaine d’études en soi, la «question franciscaine». Mais cette «vie» retrouvée que l’on doit au frère Thomas de Celano, déjà auteur de la première biographie du saint religieux, constitue désormais une pièce essentielle de ce puzzle. Loin d’être une simple abréviation de la Prima Vitacommandée par le père supérieur de l’ordre, elle en est en effet une réécriture, qui la remodèle, apporte des corrections, précise certains détails. »

La Vie retrouvée de François d’Assise de Jacques Dalarun, Editions franciscaines, 176 pages, 14,90 €.

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La vie retrouvée de François d’Assise, Radio Vatican

Au cours de ses recherches, le grand médiéviste Jacques Dalarun a pu acquérir la deuxième plus ancienne Vie de Saint François d’Assise connue. Mieux, ce texte, court et sans doute écrit quelques années après la mort du Poverello, contient des élements inconnus. Entretien sur Radio Vatican.

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À quoi ressemble la France après le 13 novembre ? Il faut vivre, consommer, accélérer le rythme. La vie intérieure peut attendre, L’Homme en sa maison

Intéressante réflexion sur l’après 13 novembre : « Des cyniques feraient observer que l’instauration de l’état d’urgence et les mesures de sécurité qu’il entraîne ont permis d’accélérer comme jamais le flux des visites et d’optimiser le nombre de visiteurs passant chaque jour devant l’horloge astronomique. La ville ne devrait pas s’en plaindre, elle qui fait payer un euro cinquante le plan touristique à l’office du tourisme sis place de la cathédrale. De la part des autorités publiques, cette stratégie serait tout à fait conforme aux exhortations du premier ministre début décembre : « consommez, dépensez, vivez ». D’autres rappelleraient que les mesures de sécurité prises depuis le 14 novembre sont à double tranchant. D’un côté, les marches pour le climat prévues dans toute la France les 28 et 29 novembre ont été annulées par crainte de troubles à l’ordre public; de l’autre, après quelques jours d’hésitation, les marchés de Noël prévus un peu partout en France ont été maintenus. Le risque d’attentats serait-il étrangement moindre sur des lieux de haute consommation que dans des marches politiques ? »

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« Demain », le film écolo qui fait du bien…, Planète verte

Recension d’Olivier Nouaillas, sur son blog La Vie / Planète Verte :  » Moi aussi, j’ai été emballé. Pour trois raisons :

1/ le film n’est pas apocalyptique, comme le sont parfois certains films écologistes, mais au contraire plein de solutions. A contre-courant du climat anxiogène qui nous a envahi et parfois nous paralyse.

2/ les réalisations de terrains montrées (permaculture, jardins urbains, énergies renouvelables, monnaie locale, entreprise citoyenne, etc… ) sont reproductibles sur tous les continents.

3/ les personnages principaux sont des héros ordinaires qui mettent en concordance leurs discours avec leurs actes. Ils ne parlent pas de changer le monde, ils le font.

Oui, il faut aller voir « Demain ». Pour que « Demain » se réalise dans votre département, votre ville, votre communauté de communes… Car « Demain », c’est possible. Partout. »

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Les nouveaux christianisme en Afrique, Afrique contemporaine

Sujet d’actualité qui mérite qu’on le lise. « L’Afrique subsaharienne semble être devenue un terrain privilégié de conquête et d’expérimentations chrétiennes comme le suggèrent la visibilité et le prosélytisme des mouvements de type évangélique et pentecôtiste. Afrique contemporaine propose d’explorer ces « nouveaux » christianismes, de les situer dans la diversification de l’offre religieuse sur le continent et d’analyser leur articulation avec les évolutions économiques, sociétales, politiques et culturelles de l’Afrique. Le dossier, coordonné par Sébastien Fath et Cédric Mayrargue, rassemble des textes portant sur des Églises et des terrains variés (de la Côte d’Ivoire au Soudan du Sud, du Bénin aux deux Congo, du Cameroun à l’Éthiopie). Il souligne la pluralité des modes d’inscription de ces christianismes dans les sociétés africaines, leur transversalité, tant sur le continent qu’à une échelle plus large, la diversité des dynamiques qu’ils produisent et qui en font des acteurs majeurs de changement en Afrique. »

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« Mia madre » de Nanni Moretti, OFC

« film de Nanni Moretti, par Mgr Pascal Wintzer, Archevêque de Poitiers et Président de l’OFC.

Depuis près de trente ans, Nanni Moretti est sans contexte un des meilleurs, sinon le meilleur cinéaste italien, son dernier film, « Mia madre », ne contredira pas ce jugement.
Dans ses films, il a développé plusieurs thématiques, j’en ai repéré trois : la satire sociale, la vie familiale et l’engagement politique. Ces thèmes sont toujours déclinés à travers des procédés, plus précisément un style qui, lui, est commun à chaque oeuvre : l’autobiographie et la délicatesse d’écriture.
Dans « Mia madre », ce style est bien entendu présent mais ce dernier film conjoint les trois thématiques qui sont précédemment privilégiées par tel film ou tel autre ; on est ici devant, en quelque sorte, un film-somme, mais sans jamais la lourdeur que pourrait laisser entendre un tel qualificatif.

La dimension intimiste et familiale est sans doute celle qui est la plus évidente – elle fut récompensée par la palme d’or attribuée en 2001 à « La chambre du fils ». Ici, une soeur et son frère accompagnent les dernières semaines de vie de leur mère. La délicatesse de Moretti évite heureusement le pathos lié à un tel événement. L’engagement politique est exprimé par l’activité professionnelle de la fille, elle est réalisatrice de film – en quelque sorte un double de Moretti – et développe comme sujet de tournage les conséquences pour les ouvriers du rachat de leur entreprise par un investisseur américain. Quant à la satire, elle est certes exprimée par l’acteur qui incarne ce patron américain, ici interprété par John Turturrro, mais aussi par une multitude de scènes, de répliques, de détails qui placent sur le visage du spectateur davantage de sourires que de larmes.
Le jeu subtil des acteurs permet d’exprimer toute la tendresse de Moretti pour ses personnages, ne manquant cependant jamais de souligner leurs limites, leurs défauts, leurs richesses. C’est cette soeur cinéaste mégalomane et qui le sait, le frère trop parfait, l’ex-mari dépassé, l’acteur hollywoodien jamais sûr de lui, etc. Voici une belle humanité qui ne biaise pas avec ses propres failles et recherche simplement l’honnêteté.
Alors que j’allais voir ce film de Moretti avec quelque réserve, je le préfère de beaucoup dans « Journal intime » (qui demeure pour moi son meilleur film) que dans « La chambre du fils », je reconnais volontiers son grand art dans « Mia madre ».
Dans ce monde qui pense que pour dire les choses il faut les affubler de clignotants et de surtitres, sans parler de cette 3D dont on peine à mesurer les avantages en dehors d’une image assombrie et d’un mal de tête à l’issue de la séance… et combien de films ne prennent-ils pas leurs spectateurs pour des esprits faibles incapables de saisir la moindre expression de second degré, Nanni Moretti fait toujours le pari de la subtilité et de l’intelligence. On comprend dès lors sa révolte et sa colère face à la vulgarité d’un Berlusconi (« Le caïman »), dont heureusement on peinerait à trouver quelque équivalent en France ! Il lui préférera naturellement un pape qui doute et qui erre dans les rues de Rome (« Habemus papam »).
Ceci fait évidemment de lui un cinéaste de l’espérance, la mère mourante, qui fut universitaire et latiniste, l’incarne avec élégance, ainsi que l’exprime la dernière réplique du film : alors qu’on l’interroge sur ce qui occupe sa pensée, elle répond : « demain ».
Soulignons enfin que lors du festival de Cannes 2015, Nanni Moretti reçut pour « Mia madre » le prix du jury oecuménique.

Mgr Pascal Wintzer
Archevêque de Poitiers »

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